Climat – Environnement

A Montargis, un mégot c'est 68 euros !

Par Anne Oger, France Bleu Orléans et France Bleu lundi 1 août 2016 à 6:00

Une campagne d'affichage contre la saleté
Une campagne d'affichage contre la saleté © Radio France - Anne Oger

Chewing-gum, mégot de cigarette, crottes de chiens... La ville de Montargis passe aux sanctions pour lutter contre les détritus sur l'espace public. Désormais, les montargois indélicats pourront se voir infliger une amende de 68 euros

C'est un décret publié le 27 mars 2015 au Journal Officiel qui donne aux communes cette possibilité : il instaure une nouvelle contravention pour "abandon d'ordures et autres objets sur la voie publique", qui peut être dressée par la police municipale. Une amende de 68 euros si vous êtes surpris en train de jeter votre mégot de cigarettes ou votre chewing-gum. Ou bien si vous ne ramassez pas les crottes de votre chien dans la rue.

Les mégots que vous jetez dans la rue, ils vont dans les caniveaux et les caniveaux vont dans les rivières. Or que je sache, les poissons ne fument pas...

Quelques villes, notamment Paris, se sont saisies de ce nouveau décret. Montargis vient de décider de passer elle aussi à la vitesse supérieure, et pour avertir les habitants, elle a lancé la semaine dernière une vaste campagne d'affichage. "L'idée n'est pas forcément de verbaliser tout de suite les montargois, mais de leur faire prendre conscience de ce que cela coûte chaque année à la collectivité, de ramasser les déjections canines, les mégots, et les chewing-gum qui font d'horribles traces sur nos trottoirs" explique Benoit Digeon, le premier adjoint au maire de Montargis, chargé de la sécurité. "Les mégots de cigarettes, ils vont dans nos égoûts, puis dans les rivières, et il faut 12 ans pour que la nature élimine un mégot, c'est le moment de sensibiliser les gens à ce problème".

Une campagne de verbalisation contre les crottes de chiens

L'idée n'est pas de verbaliser, mais la police municipale pourra en arriver là, si les montargois ne prennent pas cette mesure au sérieux prévient Benoit Digeon. "C'est pareil pour les déjections canines, dans certaines rues on sait qu'il y a des propriétaires de chiens indélicats, alors on va mener une campagne de verbalisation". Une campagne ciblée sur quelques rues : Coligny, Chartrain, Sermon, et avenue Cochery, pour bien montrer que les propriétaires de chien sont repérés et sous surveillance.