Climat – Environnement

A Montberthault, 70 habitants ont un peuplier à leur nom

Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne dimanche 27 mars 2016 à 10:53

Un prénom... pour un peuplier
Un prénom... pour un peuplier © Radio France - Marion Bastit

Samedi 12 mars, une quarantaine d'habitants de Montberthault ont aidé la mairie à planter 70 peupliers pour reboiser l'aire de camping municipale. En échange, chacun d'entre eux a donné son nom à un des jeunes arbres, qu'il pourra voir grandir pendant 25 ans.

Ils s'appellent Claude, Jean-Yves ou Thierry, et pourtant, ils sont tout jeunes. Ce sont les noms des 70 peupliers plantés samedi 12 mars à Montberthault, près de Semur-en-Auxois. La mairie a fait appel aux habitants pour l'aider à reboiser l'aire de camping municipale, située au bord du Serein. Et elle a décidé que chaque arbre porterait le nom de l'un d'entre eux.

Les peupliers sont plantés sur l'aire de camping - Radio France
Les peupliers sont plantés sur l'aire de camping © Radio France - Marion Bastit

Plantés en rang d'oignons au bord de la rivière, les peupliers sont encore tout frêles. Ils n'ont pas encore de branches, leur tronc est à peine plus épais qu'un poignet d'enfant, mais ils ont déjà leur bracelet de naissance. Une simple bande de papier blanc entoure leur tronc, ornée d'un prénom et d'une initiale en capitales noires. Franck Debeaupuis, le maire de Montberthault, s'est inspiré d'une vieille coutume. « Souvent, les gens plantaient un peuplier quand un enfant naissait, et ils le coupaient pour son mariage », se souvient-il.

Le maire de Montberthault, Franck Debaupuis

"Laisser une petite trace"

Mais il n'y a pas que les enfants du village qui ont leur peuplier. Claude Moratille, premier adjoint, en a planté un pour lui, un pour sa compagne, et un pour chacun de ses petits-enfants. « C'est pour marquer un passage, explique-t-il. On laisse une petite trace de ce qui a pu être fait dans la commune à un moment donné. Et puis, si les petits-enfants veulent venir voir au bout de quelques années l'arbre où est marqué leur prénom, ils se rappelleront que leur grand-père avait planté un arbre pour eux. »

Pour son collègue Jean-Yves Perez, c'est surtout l'occasion d'apprendre aux jeunes à reboiser. « A chaque fois qu'on abat un arbre, il faudrait en replanter un autre. Comme ça, on a un équilibre, et ça évite que la forêt soit dévastée. » Pour l'instant, on est encore loin de la forêt. Les jeunes arbres font à peine quatre mètres de haut, alors qu'ils peuvent atteindre 30 mètres à l'âge adulte. Dans 25 ans, il sera l'heure de les couper pour replanter, mais ce sera le tour des petits-enfants de s'en occuper.