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Climat – Environnement

Nicolas Hulot interpellé sur les ravages que causeraient les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse sur l'environnement

dimanche 25 février 2018 à 17:35 Par Frederic Denis, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Occitanie et France Bleu

Dix-huit associations de protection de la nature, dont deux Landaises, adressent une lettre ouverte à Nicolas Hulot. Elles invitent le ministre à venir se rendre compte sur le terrain des ravages qu'induirait la construction des deux LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse.

Plusieurs associations écologistes invitent Nicolas Hulot à venir se rendre compte sur le terrain des dégâts que les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax occasionneraient sur l'environnement
Plusieurs associations écologistes invitent Nicolas Hulot à venir se rendre compte sur le terrain des dégâts que les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax occasionneraient sur l'environnement © Maxppp - maxppp

Mont-de-Marsan, France

Près d'une vingtaine d'associations de défense de l'environnement du Sud-Ouest et d'Occitanie invitent Nicolas Hulot à venir se rendre compte sur le terrain des dégâts que les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax occasionneraient sur l'environnement si elles étaient construites.

Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Transition Ecologique, ces associations, parmi lesquelles on retrouve les Amis de la Terre des Landes et l'ACCRIL 40 (Association de Coordination des Citoyens et Riverains Landais) se disent inquiètes car une partie du projet GPSO (Grand Projet Ferroviaire Sud-Ouest) qui prévoit la construction des deux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax est validé par le Conseil d'Orientation des Infrastructures qui n'a pas pris en compte son impact environnemental.

Ces associations rappellent que le GPSO, Grand Projet Ferroviaire Sud-Ouest, qui prévoit la construction des deux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, "avait fait l'objet d'un rejet massif du public et d'un avis négatif de la part de la commission d'enquête publique".

Ces associations, dont la Fédération Sepanso Aquitaine et le CADE (Collectif des Associations de Défense de l'Environnement), rappellent que la commission d'enquête publique sur le GPSO a rendu un avis négatif en mettant en exergue les dommages environnementaux du projet.

"Un projet à la nocivité environnementale avérée"

Les associations de protection de la nature parlent d'un projet nocif pour l'environnement. Selon elles, la construction des LGV artificialiserait un énorme espace, près de 5000 hectares dont 1240 ha de terres agricoles et 2865 ha de forêt seraient ainsi en danger. Elle fragmenterait l'espace rural du Sud-Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne. Elle détruirait aussi de nombreuses zones humides et milieux naturels riches en biodiversité.

Dans les Landes, la construction des LGV menacerait par exemple le vallon du Cros près de Roquefort, une zone re­fuge et un lieu de reproduction pour une vingtaine d’espèces de chauves souris, dont certaines très rares.

Ces associations de protection de l'environnement invitent donc le ministre de la Transition Ecologique à venir se rendre compte par lui-même, in situ, dans le triangle ferroviaire du Ciron, en zone Natura 2000, des ravages que causerait le GPSO sur la nature. Il y a à proximité de ce triangle Bernos-Beaulac, Escaudes, Cudos, une hêtraie relique vieille de plus de 44 000 ans, unique en Europe rappelle les associations écologistes.

Ces 18 associations rappellent aussi à Nicolas Hulot que les deux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax font l'objet de six recours devant le conseil d'Etat après la signature de la Déclaration d'Utilité Publique signée en juin 2016 par le Landais Alain Vidalies alors secrétaire d'Etat aux Transports.

Elles demandent au ministre de la Transition Ecologique de peser pour que la question environnementale soit bien prise en compte par le gouvernement quand il tranchera l'avenir des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Cette décision pourrait intervenir rapidement. Les élus landais pro-LGV sont reçus mardi par la ministre des Transports Elisabeth Borne.