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Climat – Environnement

Notre-Dame-Des-Landes : l'Acipa va-t-elle se dissoudre?

vendredi 29 juin 2018 à 3:05 Par Anne Patinec, France Bleu Loire Océan

Va-t-on bientôt parler à l'imparfait de l'Acipa, la principale association d'opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes? Une assemblée générale extraordinaire est organisée ce samedi. Les adhérents, plus de 3 000, doivent voter pour ou contre la dissolution de l'association.

Le logo de l'Acipa est devenu le symbole des anti-aéroport
Le logo de l'Acipa est devenu le symbole des anti-aéroport © Radio France - Anne Patinec

Notre-Dame-des-Landes, France

L'Acipa (association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-landes)  a joué un rôle fondamental dans la lutte contre le projet d'aéroport. La structure existe depuis la fin de l'année 2 000. Ils n'étaient que neuf citoyens à la créer quand Lionel Jospin, 1er Ministre, a relancé le dossier de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-Des-Landes.  L'objectif ayant été atteint avec l'abandon du projet, certains de ses membres estiment que la structure n'a plus lieu d'exister. D'autres au contraire considèrent qu'elle doit continuer à vivre le temps de pérenniser un certain nombre d'activités sur la zad. 

Tensions entre les membres de l'Acipa

Pour la 1ère fois depuis la création de l'Acipa, le vote se fera à bulletin secret, ce qui traduit la tension entre ceux qui souhaitent la dissolution de l'association et ceux qui veulent la poursuite de son activité. Lors de la dernière réunion du conseil d'administration début juin, une courte majorité s'est dégagée en faveur de la dissolution de la structure. Leur argument principal est simple : l'Acipa a été créée pour combattre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et n'a plus lieu d'exister après la décision gouvernementale d'abandonner le projet en  janvier dernier. Plusieurs figures historiques de l'association sont favorables à la dissolution estimant leur objectif atteint. Ils évoquent aussi une certaine fatigue après 18 ans de lutte et pensent que d'autres structures doivent prendre le relais concernant l'avenir du bocage. D'autres membres en revanche estiment que l'Acipa a encore un rôle à jouer, qu'il faut encore accompagner les projets sur la zad un certain temps afin de les asseoir et de les rendre pérennes, qu'il faut continuer à se mobiliser pour le bocage.. Deux visions qui traduisent les divergences déjà visibles ces derniers temps dans le mouvement anti-aéroport.  

Association incontournable de la lutte anti-aéroport

Qui ne connaît pas son logo, un avion noir sur fond jaune et rouge avec un non à l'aéroport. On l'a tous aperçu sur des voitures ou des affiches parfois à l'autre bout de l'hexagone. En 18 ans d'existence, l'Acipa est devenue un acteur majeur de la lutte anti-aéroport avec plus de 3 500 adhérents et 200 comités locaux. Fin 2 000, quand Lionel Jospin relance le projet, ils ne sont que 9 citoyens à lancer la structure. Mais ils sont près de 500 à participer à la première assemblée générale. Des citoyens qui s'organisent et savent se mobiliser, créer des événements  pour faire parler de leur combat.  En 2006, c'est la fresque humaine "Non à l'aéroport", en 2012, la grève de la faim de certains pendant un mois à Nantes puis le fiasco de l'opération César qui les renforce; ils apprennent aussi à connaître les zadistes et à lutter ensemble. Pendant toutes ces années, on ne compte plus les manifestations organisées, les rassemblements festifs, les tracteurs en ville.. Sans oublier les nombreux recours juridiques, perdus, mais qui font gagner du temps. Une détermination qui a fini par payer en janvier dernier;