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Environnement

Nouvelles mesures sur le loup : personne n'est content

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Le Groupe National Loup se réunissait à Lyon, ce mardi. L'occasion pour le préfet d'annoncer de nouvelles mesures pour favoriser la cohabitation entre la présence du loup et le pastoralisme. Mais ni les défenseurs de l'animal ni les éleveurs ne sont satisfaits.

Les loups seraient désormais plus de 500 en France
Les loups seraient désormais plus de 500 en France © Radio France - Bleuette Dupin

Ni les éleveurs, ni les défenseurs du loup n'y trouvent leur compte ! 

Le gouvernement a annoncé ce lundi, à l'occasion d'une réunion du Groupe National Loup, de nouvelles mesures pour mieux concilier l'élevage avec la présence du loup en France.

Ça passe par un renforcement des mesures de protection là où le loup fait le plus de dégâts, avec des aides pour embaucher plus de bergers. Les formalités administratives seront simplifiées. Le montant de l'indemnisation pour les bêtes tuées sera aussi revalorisé. Et le plafond maximum de loups pouvant être abattus va être revu à la hausse : de 10-12% de la population, on passera à 17-19%.

Extrait du communiqué de presse de la préfecture de la région Auvergne - Rhône-Alpes

Plusieurs mesures visant à mieux concilier la préservation du loup avec le développement des activités d'élevage sur le territoire national ont été présentées : 

  • Le renforcement des mesures de protection (bergers, chiens, clôtures), notamment dans les foyers d'attaque, où se concentre la majorité de la prédation. Ainsi l'aide au gardiennage sera désormais obtenu sans restriction, ce qui permettra d'accroître le nombre de bergers officiant à la protection des troupeaux contre le loup. Les foyers d'attaque bénéficieront aussi d’une amélioration de protection des troupeaux par la mise en place de tirs de défense plus adaptés en complément des mesures de protection. 
  • Les formalités de gestion administratives pour les mesures de protections et l’indemnisation seront facilitées et unifiées pour les éleveurs. 
  • _Le plafond maximum de loups pouvant être prélevés sera également revu à la hausse_, sur la base des avis scientifiques du Museum national d’histoire naturel et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, et du conseil scientifique loup, en passant de 10 % de la population en 2018 à 17 % en 2019 (avec le maintien d'une possibilité de majoration de 2 % en cas de persistance de la pression de prédation). 
  • Dans les fronts de colonisation, où le loup est susceptible de s'établir dans les années à venir, il est essentiel de _permettre aux éleveurs qui le souhaitent d'anticiper_. Dans cette perspective, l'accès à l'aide financière relative à l'acquisition des chiens de berger sera ouvert aux éleveurs. 
  • Enfin, les montants d'indemnisation pour les animaux d'élevage attaqués par le loup seront revalorisés afin de correspondre au mieux à la réalité des pertes économiques subies par les éleveurs. 

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Une population de loups estimée à plus de 500 individus

Aujourd'hui, il est possible de prélever 43 loups sur l'année. On pourrait passer à un chiffre entre 85 et 95 loups. Car entre temps, de nouvelles études estiment que le nombre de loups en France dépasse les 500 spécimens. Ce seuil de viabilité de l'espèce ne devait pas être atteint avant 2023 d'après les précédentes estimations.

"La croissance de la population de loup confirme l'efficacité de la politique de protection menée par la France. Il faut maintenant mieux répondre à la détresse des éleveurs pastoraux", estime le ministre drômois de l'agriculture, Didier Guillaume.

Des propositions décevantes pour chaque camp

Avant d'augmenter le nombre de tirs, les associations de défense de l'environnement demandent d'abord une évaluation de leur efficacité, pour savoir s'ils peuvent vraiment perturber les stratégies de chasse des loups et désorganiser les meutes.
La Fédération Nationale Ovine, elle, réclame l'abattage de meutes entières pour aboutir à "zéro attaque".  

Trente-cinq loups ont été abattus depuis le début de l'année, dont un dans la Drôme. Le département qui totalise en cinq mois une centaine de brebis tuées, dans 31 attaques.  

En 2018, 3.674 attaques de loups ont été recensées en France contre plus de 12.500 animaux.

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