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Climat – Environnement

Oona et Pauline, deux lycéennes parisiennes en grève pour le climat

vendredi 15 mars 2019 à 6:06 Par Maïwenn Bordron, France Bleu Paris

Oona et Pauline sont très inquiètes pour le climat mais elles ne veulent pas baisser les bras. Ces lycéennes, en Terminale au lycée Racine à Paris, participent à la grève mondiale pour le climat ce vendredi. L'appel a été lancé par Greta Thunberg, une jeune suédoise, à l'origine du mouvement.

Oona et Pauline, 17 ans, sont déjà très sensibilisées aux enjeux du climat.
Oona et Pauline, 17 ans, sont déjà très sensibilisées aux enjeux du climat. © Radio France

Paris, France

Oona et Pauline n'iront pas en cours ce vendredi après-midi. Comme des milliers d'élèves, ces deux lycéennes parisiennes ont décidé de participer à la grève pour le climat. De nombreux rassemblements sont organisés en France et dans le monde entier. A Paris, le cortège partira place du Panthéon, à 13h00.

Sécher les cours pour se faire écouter : c'est le mode de mobilisation lancé par Greta Thunberg, une adolescente suédoise de 16 ans dont les discours sur le climat ont fait le tour du monde. La grève pour le climat qu'elle a initiée prend de l'ampleur et s'est propagée dans de nombreux pays, comme la France. "Sans elle, cela ne serait très probablement pas arrivé", affirme Oona, 17 ans, admirative. "C'est un mouvement qui nous incite à agir", complète son amie Pauline, du même âge.

Toutes les deux sont en Terminale au lycée Racine, dans le 7e arrondissement à Paris. Pauline est en Terminale S et elle va sécher deux heures de mathématiques ce vendredi après-midi pour aller manifester en faveur du climat. A quelques mois du baccalauréat, elle a dû justifier son choix, auprès de ses professeurs. "Ils trouvaient que c'était légitime mais que les méthodes étaient à revoir. Sauf qu'on n'a plus le temps donc même si les méthodes, ils trouvent qu'elles ne sont pas bonnes parce qu'elles nous empêchent d'étudier. Ça ne sert à rien d'étudier dans un monde qui n'a pas de futur", lâche Pauline.

"Maintenant ou jamais"

Oona et Pauline s'inquiètent beaucoup du réchauffement climatique. A 17 ans, elles sont déjà très sensibilisées pour le climat. Oona est même très angoissée quand elle pense "à l'état de la planète". Alors que certains de ces camarades pensent à leurs notes pour le baccalauréat ou à leurs choix d'études supérieures avec Parcoursup, Oona et Pauline pensent plus à l'avenir qui les attend.

"Quand on regarde les chiffres, on se rend compte de la catastrophe qu'on est en train de vivre. En 2050, les océans seront vides, il y aura bientôt des millions de réfugiés climatiques car le niveau des océans va monter en été, les lacs seront asséchés ...", égrène Pauline, d'un air dépité. Mais pas question d'être défaitistes. Les deux lycéennes ont retrouvé de l'énergie pour lutter en faveur du climat grâce à l'appel de Greta Thunberg. La détermination de l'adolescente suédoise a été un déclencheur. Leur envie de se mobiliser était là depuis des années mais ces deux jeunes filles ne savaient pas comment agir. "Si maintenant on ne le fait pas, on a dix ans avant d'atteindre le point de non-retour : c'est maintenant ou jamais", affirme Oona. Cette lycéenne en Terminale L ajoute : "le temps qu'on mette en place les réformes, qu'elles soient applicables, que ce soit respecté, contrôlé, cela prendra quelques années et on ne peut pas attendre les prochaines élections. Personnellement, je n'ai pas l'impression qu'on puisse compter sur les gouvernements pour le faire, donc à un moment il faut bien faire quelque chose".

Elles participent ce vendredi à leur deuxième grève pour le climat et se disent prêtes à continuer s'il le faut, jusqu'à se faire entendre. "Certes, on est jeunes mais je pense qu'on peut quand même faire la différence. Cela peut aussi faire changer les mentalités le fait que les jeunes s'impliquent et que la jeunesse ait besoin de sécher les cours pour se faire écouter", assure Oona.

Une quinzaine d'organisations étudiantes appellent à manifester ce vendredi à Paris. Au total, la grève mondiale pour le climat devrait être suivie dans une quarantaine de pays à travers le monde.