Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Orages dans les vignes : "les viticulteurs n'ont pas besoin d'argent public!" pour Nathalie Delattre

vendredi 1 juin 2018 à 10:03 Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde

Alors que les événements climatiques se succèdent en ce moment, la sénatrice de la Gironde, qui vient de prendre la co-présidence de l'Association Nationale des Elus de la Vigne et du vin, plaide pour des mesures simples, et qui ne coûteront aucun argent public.

Nathalie Delattre dans le studio de France Bleu Gironde
Nathalie Delattre dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Pierre-Marie Gros

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : Les aléas climatiques font-il partie aujourd'hui du quotidien des viticulteurs?

Nahtalie Delattre: "Oui, c'est clair qu'aujourd'hui, faire du vin c'est devenu très anxiogène! Nous sommes des chefs d'entreprises, nous avons l'habitude de prendre des risques, mais effectivement quand on fait face à ces aléas, c'est très compliqué parce qu'il faut savoir intervenir au bon moment. Depuis très longtemps, ici en Gironde, la profession a pris conscience de son empreinte environnementale et a travaillé car elle savait qu'elle aurait à faire face à des changements climatiques. Désormais ils sont là et nous savons que chaque année, ça va faire partie du quotidien. "

Comment faire pour vivre avec?

Nathalie Delattre: "Les outils classiques vont être mis en place par l'état, le préfet de Gironde l'a confirmé cette semaine. Mais avec du retard probablement car les cas de l'année dernière, liés au gel, sont encore en cours de règlement. A côté de ça, nous ne demandons pas d'aides exceptionnelles, car d'autres professions sont touchées par ces aléas. Nous demandons en revanche des mesures logistiques non coûteuses pour les pouvoirs publics comme par exemple que l'état nous aide à négocier avec les assureurs des taux de déclenchement plus bas. Nous demandons aussi de pouvoir faire de l'épargne de précaution, pour ces aléas climatiques, ce qui est impossible actuellement car cette épargne est taxée, donc les viticulteurs ne le font pas. Et puis aujourd'hui, quand nous récoltons avec des excédents, nous devons les détruire. Nous demandons à pouvoir les garder justement pour faire face aux récoltes très faibles liées à cette aléas climatiques."

La non inscription de la sortie du glyphosate dans la loi Alimentation vous inquiète-t-elle?

Nathalie Delattre : " Non pas du tout car cette sortie des glyphosates aujourd'hui plus personne ne la conteste. La viticulture girondine est d'ailleurs un très bon exemple: dans nos terroirs, il n'y a plus que 20% de glyphosates qui rentrent car nous avons fait un énorme travail de formation des viticulteurs, mais aussi de gros investissements pour les remplacer. Et de ce point de vue là, donner des orientations plutôt que des dates colle mieux à la réalité car les choses ne peuvent pas se faire sur un claquement de doigt. Sur le fond, tout le monde est d'accord pour en sortir.

Avec ces orages à répétition, certains viticulteurs disent qu'il leur est impossible d'arrêter les traitements?

Nathalie Delattre: C'est certain, mais il ne faut pas oublier qu'à côté de ça, nous avons comme possibilité d'utiliser le cuivre, seule molécule autorisée par la viticulture bio et que l'Europe veut interdire ce cuivre au 1er janvier 2019. Donc de mon point de vue l'urgence est là, il faut absolument pouvoir continuer à utiliser cette molécule dans nos vignes et militer pour cela dans un premier temps.