Climat – Environnement

Ouragan Irma : Les secouristes haut-savoyards du GIS en renfort aux Antilles

Par Nicolas Peronnet, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu mardi 12 septembre 2017 à 14:53

Les dégâts prés de Marigot a Saint-Martin, après le passage de l ouragan IRMA
Les dégâts prés de Marigot a Saint-Martin, après le passage de l ouragan IRMA © Maxppp - Aurelien Morissard

Six jours après le passage de l'ouragan Irma qui a ravagé Saint-Martin et Saint-Barthélémy, l'aide humanitaire arrive au compte-goutte sur les îles. Mardi, les membres de l'ONG haut-savoyarde GIS-France, basée à Gaillard, se sont envolés pour les Antilles.

Ils n'étaient pas partis depuis le séisme au Népal en 2015. Ce mardi, les secouristes du GIS-France, le Groupe d'Intervention et de Secours basé à Gaillard dans l'agglomération d'Annemasse, se sont envolés pour les Antilles. Les dix membres de l'ONG haut-savoyarde, capables d'évoluer en autonomie complète, ont pour mission le déblaiement des zones sinistrées à Saint-Martin et Sain-Barthélémy. France Bleu Pays de Savoie a pu assister aux derniers préparatifs.

700 kilos de matériel

Le GIS emmène avec lui 700 kilos de matériel. "Du matériel de tronçonnage, de la manœuvre de cordes pour déplacer des charges, de quoi faire de la recherche en décombres" explique Jean Claude Cordeau, le président de l'ONG, qui s’attend à faire face à de gros dégâts : "Les bâtiments ont été littéralement soufflés. Les images rappellent celles du séisme au Népal, mais aussi du tsunami en 2004 en Asie du Sud-Est, avec la problématique de l'eau qui est entrée dans les terres".

Les derniers préparatifs de la mission du GIS, dans ses locaux à Gaillard  - Radio France
Les derniers préparatifs de la mission du GIS, dans ses locaux à Gaillard © Radio France - Nicolas Peronnet

ECOUTEZ le reportage dans les locaux du GIS à Gaillard

Des drones pour faciliter les opérations

L'équipe, composée de deux infirmières et plusieurs sauveteurs-déblayeurs, intègre pour la première fois des spécialistes du pilotage de drones. Pour le chef de mission Jean-Paul Bosland, ils seront chargés d'apporter au commandement des secours des images précieuse : "C'est une première sur une mission du GIS. Cela permettra de faciliter toute la mission de reconnaissance. On est capable de faire du montage 3D très rapidement, grâce à plusieurs types de caméras, infra-rouges ou thermiques".

ECOUTEZ Jean-Paul Bosland, le chef de mission du GIS

Jean-Paul Bosland, le chef de mission du GIS - Radio France
Jean-Paul Bosland, le chef de mission du GIS © Radio France - Nicolas Peronnet

Toute l'équipe sera sur place mercredi. La mission doit durer dix jours.