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Environnement

Brebis tuée dans les Pyrénées : la sous-préfecture confirme un "dégât d'ours"

La sous-préfecture d'Oloron-Sainte-Marie le confirme ce vendredi : c'est bien un ours, et probablement Claverina, qui a tué une brebis à Larrau dans la nuit de lundi à mardi. Certains indices l'attestent comme le diamètre des crocs, les hématomes sur le cadavre, et la localisation GPS de l'ourse.

L'attaque de brebis a eu lieu en début de semaine à Larrau - Larraiñe, village opposé à la réintroduction de l'ours.
L'attaque de brebis a eu lieu en début de semaine à Larrau - Larraiñe, village opposé à la réintroduction de l'ours. © Radio France - Bixente Vrignon

Larrau, France

"Oui, on peut confirmer que c'est un dégât d'ours." Le sous-préfet d'Oloron Christophe Pecate ne laisse pas de place au doute : "On peut préjuger que c'est Claverina, parce qu'elle est localisée par GPS et elle était dans le secteur du dégât mercredi à 4 heures du matin."

Christophe Pecat, sous-préfet d'Oloron: "les indices confirment qu'il s'agit d'une attaque d'ours"

Mode opératoire

Pour parler de "dégât d'ours", Christophe Pecat s'appuie aussi sur le mode opératoire : "Les indices, c'est les hématomes, avec une perforation sur plusieurs endroits du corps comme le cou, la nuque, les hanches, ou les épaules. Et un diamètre de perforation supérieur à 3 millimètres." Une fois que le constat est dressé par les services d'Etat, un processus d’indemnisation est mis en place pour estimer la valeur du bétail.

Mesures de protection

Dans les prochaines semaines, le gouvernement devrait présenter un plan pour mettre en place des mesures de protection. "Elles existent déjà", rappelle le sous-préfet qui énumère les subventions pour poser des clôtures, pour l'achat de chiens ou pour salarier des bergers qui restent près des troupeaux. "Nous travaillons à définir un plan d'action du gouvernement pour protéger les troupeaux", complète Christophe Pecat. Des tirs effarouchement "très encadrés" font partie de ces mesures.

Mais il souligne aussi que l'ourse est en phase de prospection après être sortie de sa tanière. Elle peut choisir d'aller s'installer ailleurs, elle est d'ailleurs passée de l'autre côté de la montagne après son attaque, pour poursuivre ses investigations en Navarre. 

Christophe Pécat: "Les mesures de protection existent déjà"

"On n'en veut pas ici"

Evidemment, cette première attaque en Haute Soule suscite l'inquiétude des éleveurs sur place, à quelques jours des premières montées en estives. Pour Panpi Sainte-Marie, le secrétaire du syndicat agricole ELB, la réalité vécue par les éleveurs ariégois montre que "les mesures de protections sont de toute manière inefficaces". Il met en cause également directement le préfet des Pyrénées-Atlantiques : "Il s'était engagé à avertir les maires concernés par la localisation de l'ours. Ni les maires d'Alcay, ni les maires de Larrau ne l'ont étés. Que vaut votre parole ? Comment pouvons-nous fous faire confiance encore ?"

"Je suis en colère" Panpi Sainte-Marie, porte-parole du syndicat ELB

"Ramener les choses à leur justes proportions"

Gérard Caussimont, lui, relativise l'attaque de cette semaine. Il préside le Fonds d'intervention éco-pastoral, association en faveur de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. "On comprend l'émotion des éleveurs, mais une brebis tuée en 6 mois sur le territoire français par les deux ourses qui ont été lâchées en octobre, il faut ramener les choses à leur justes proportions !" Selon lui, les mesures de protection ont fait leurs preuves notamment en Béarn : 

"A partir du moment où vous avez des patous et que vous rassemblez le bétail la nuit, il n'y a pratiquement pas de dégâts." Gérard Caussimont

L'attaque s'est produite dans la nuit de lundi à mardi à Larrau - Radio France
L'attaque s'est produite dans la nuit de lundi à mardi à Larrau © Radio France - OF
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