Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

Ours dans les Pyrénées : l'arrêté ministériel autorisant les mesures d'effarouchement a été signé

-
Par , France Bleu Béarn

L'arrêté ministériel encadrant les mesures d'effarouchement des ours dans les Pyrénées a été publié. Il détaille des modes d'action très encadrés.

François De Rugy et Didier Guillaume, les ministres de la transition écologique et de l'agriculture ont signé l'arrêté encadrant l'effarouchement des ours dans les Pyrénées.
François De Rugy et Didier Guillaume, les ministres de la transition écologique et de l'agriculture ont signé l'arrêté encadrant l'effarouchement des ours dans les Pyrénées. © Maxppp - Fred Duguit

Lors de sa dernière visite en Béarn, Didier Guillaume le ministre de l'agriculture avait annoncé à propos de l'ours : "la situation est regardée de très près par le Gouvernement". Lui et le ministre de la transition écologique François De Rugy ont signé jeudi l'arrêté encadrant les mesures d'effarouchement contre l'ours dans les Pyrénées. Le texte a été publié au Journal Officiel ce samedi.

Des mesures expérimentales et très encadrées

La décision de ces mesures d'effarouchement appartient aux préfets. Elles ne concernent pas les mesures qui peuvent déjà être déployées contre les "ours à problèmes". Le texte prévoit deux modes d'effarouchement : "simple", à l'aide de moyens sonores (cloches, sifflets, corne de brume, pétards), olfactifs ou lumineux (torches, phares, signaux lumineux de toute nature) ou bien "renforcé" avec là, le recours à des tirs non létaux.

Pour qu'une mesure d'effarouchement simple puisse être déclenchée, il faut qu'un éleveur en fasse la demande à la Préfecture, s'il a subit une attaque d'ours dans l'année, ayant entraîné "au moins une victime indemnisable au titre de la prédation de l'ours". À condition aussi que le troupeau visé soit protégé de manière conforme aux "plans de développement ruraux". Les agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) doivent être prévenus avant l'effarouchement. Les mesures sont alors autorisées pour six mois.

Concernant le recours à un effarouchement renforcé, il peut être utilisé "dès la deuxième attaque intervenue dans un délai inférieur à un mois malgré la mise en œuvre effective de moyens" d'effarouchement simple. Les conditions de mise en œuvre sont alors les mêmes que pour un effarouchement simple. Les mesures sont là autorisées pour deux mois. Les chasseurs sont autorisés à tirer s'ils sont titulaires d'un permis de chasse (ils devront être formés par l'ONCFS), si ce n'est pas le cas ce sont des lieutenants de louveterie ou des agents de l'ONCFS qui procéderont aux tirs, "depuis un poste fixe, autour d'un troupeau regroupé pour la nuit lorsqu'il est exposé à la prédation d'un ours brun".

Si ces mesures doivent avoir lieu dans le Parc National des Pyrénées, il faudra alors l'autorisation du directeur du parc. L'arrêté précise bien qu'il s'agit de dérogations et de mesures expérimentales. Leur mise en œuvre fera l'objet d'un compte-rendu à destination des préfets concernés.

Choix de la station

France Bleu