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Ours : Nicolas Hulot ravive la colère des éleveurs des Pyrénées

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Par , , France Bleu Béarn, France Bleu

Le ministre de l'Écologie veut réintroduire deux ourses dans les Pyrénées, en Béarn, d'ici l'automne. Ce serait une première depuis 12 ans. Les anti-ours s'organisent.

Un ours brun dans la réserve animalière des Angles (image d'illustration)
Un ours brun dans la réserve animalière des Angles (image d'illustration) © Maxppp - FF

Nicolas Hulot réveille les opposants à l'ours en s'attaquant à ce sujet sensible. Le ministre de la transition écologique et solidaire veut réintroduire deux ours femelles dans nos Pyrénées, en Béarn, d'ici l'automne prochain. La question de l'ours continue de diviser, les pro et anti-ours paraissent irréconciliables.

Le ministre a missionné le préfet des Pyrénées-Atlantiques pour que cette réintroduction se déroule dans la sérénité. Gilbert Payet devra organiser une concertation pour réfléchir à un accompagnement des éleveurs.  Il n'en fallait pas tant pour remobiliser tous ceux qui sont contre l'ours. Certains ont déjà annoncé leur volonté de ne pas attendre l'automne sans réagir. Il y aura des actions menées d'ici là, même s'ils ne savent pas encore sous quelle forme, mais ils ont l'intention de se faire entendre, les "anti-ours", qui préfèrent qu'on les appellent les pro-pastoralisme. 

La seule chose qui intéresse Paris quand on parle de nos chères Pyrénées et de nos vallées, c'est l'ours! - Jean Lassalle

Il s'agit pour la plupart d'éleveurs, directement concernés, mais aussi de chasseurs, qui craignent qu'on créé des réserves de chasse. Il y a aussi des élus sensibles à la question, comme Jean Lassalle. Le député du Haut Béarn avait d'ailleurs averti Nicolas Hulot: "_je lui avais dit "ne fait pas ça, on n'a pas besoin d'une crise supplémentaire". La seule chose qui intéresse Paris quand on parle de nos chères Pyrénées et de nos vallées, c'est l'ours! Le calme est revenu dans nos montagnes. Je suis bien placé pour savoir ce que nous avons vécu et ce que malheureusement nous allons vivre de nouveau. La race n'est pas menacée, il n'y a pas de danger de disparition pour l'ours_". 

Jean Lassalle, député du Haut Béarn

La mobilisation, ces dernières mois, s'était décalée vers l'Est, en Ariège en particulier, là où les effectifs d'ours sont les plus importants, une quarantaine probablement selon les dernières études, et là où les attaques sur les brebis ont été les plus nombreuses. Les éleveurs ont menés plusieurs opération pour le dire, notamment sur l'autoroute, à des péages à Toulouse l'été dernier. Il y a aussi eu cette vidéo surprenante en septembre dernier: une trentaine d'hommes cagoulés et armés qui réclament le droit de partir à la chasse à l'ours. On ne sait pas qui était sur le film. 

Enfin, pour ne rien arranger, l'État a promis il y a trois mois une mission d'expertise sur la prédation de l'ours dans les troupeaux, qui n'a pas commencée. Pas sur que les agents missionnés par l'Etat soient très bien accueillis.  

On viendra, on sera nombreux et on sera motivés - Joël Venturin, vice-président de la FDSEA de l'Ariège

En Ariège, l'animal est difficilement accepté par les bergers, qui ont compté plus de 700 brebis mortes à cause de l'ours en 2017. Joël Venturin, le vice-président de la FDSEA de l'Ariège, éleveur dans le Couserans, est prêt à venir en Béarn pour soutenir les éleveurs, le jour où ils organiseront des actions.  "On viendra, on sera nombreux et on sera motivés, dit-il. Ils ont su le faire quand il y a eu des problèmes dans le département, et croyez moi, il y a de la solidarité, Hulot il nous motive. On ne veut aucun lâcher sur le massif, et même enlever ceux qu'il y a déjà. Ce lâcher, c'est de la provocation". 

Selon un sondage Ifop réalisé au mois de février, 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées, dont 70 % dans les Hautes-Pyrénées et 78 % dans les Pyrénées-Atlantiques.

INTERVIEW | Nicolas Hulot s'est expliqué ce mercredi matin, le ministre de la transition écologique et solidaire était l'invité de France Bleu Béarn. Interview à réécouter ici.

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