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Climat – Environnement

Pau : une guerre de pétitions autour du Grand Prix

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Par , France Bleu Béarn

Le Grand Prix de Pau fait débat depuis ce week-end. Cela part d'une pétition pour l'arrêt définitif de la course qui a recueilli 500 signatures. Très vite une pétition en ligne de défense du Grand Prix est venue en réponse, elle a reçu près de 2.000 signatures.

Le Grand Prix de Pau a connu 77 éditions.
Le Grand Prix de Pau a connu 77 éditions. © Maxppp - Guillaume Bonnaud

Pau, France

Ce week-end c'était la guerre des pétitions à Pau. Au coeur du débat, le Grand Prix de Pau, cette course automobile qui a lieu tous les ans au mois de mai. Il y a d'abord eu une pétition anti-Grand Prix, lancée samedi. A l'initiative, Simone Alliot, une riveraine du circuit, préoccupée d'abord par l'impact de la course sur l'environnement. "C'est une hérésie écologique, s’énerve Simone Alliot. Est-ce que les gens réfléchissent aux particules fines ? A la pollution par le caoutchouc ? Est-ce qu'ils pensent à ça ? Seulement pour faire plaisir à quelques-uns ..."

Parmi les "quelques-uns" il y a Christophe et Robin, deux beaux-frères passionnés par le sport automobile et le Grand Prix de Pau. Ils ont été choqués par la pétition lancée par Simone Alliot, et tenait à y répondre par une pétition également. Ils disent tout de même entendre l'argument écologique. "Ca nous touche, on est tous concernés par la pollution, assure Christophe. Sur la prochaine édition, si on peut mesurer vraiment l'impact CO2 qu'il y a sur la course, c'est vraiment le bienvenue."

"Ce sont les citoyens qui paient"

Les deux partis s'écharpent aussi sur l'impact économique de l'événement. En 2010 le Grand Prix n'avait pas eu lieu, car trop coûteux pour la municipalité. Simone Alliot ironise, "ce Grand Prix il ne coûte rien. C'est une peccadille 2,2 millions d'euros d'argent public ... Alors qu'il y a tant à faire dans la ville de Pau. Un coût qui repose sur nous, parce que le Grand Prix est déficitaire, que c'est la ville qui paie, autrement dit nous citoyens ..."

A cela, Christophe rétorque l'opportunité pour les commerçants du centre-ville que représente la course. "Quand on voit qu'il y a une retombée économique de 3 millions d'euros, ce n'est pas négligeable pour notre centre-ville qui commence à mourir. Pour moi, ce serait une grande perte pour le Béarn. C'est un des derniers circuits en ville de France. Si on nous enlève ça, demain ça va être quoi ? Le Tour de France ? Les courses hippiques ?"

"Comme si on enlevait une vache au drapeau du Béarn"

De son côté, Simone Alliot aimerait plutôt remplacer le Grand Prix par un autre grand événement avec un meilleur bilan carbone, "et qui dénature mois les quartiers que traverse le circuit".  Difficile à entendre pour Robin, qui considère cette course historique comme faisant partie du patrimoine. "Enlever la Grand Prix automobile de Pau, c'est comme si on enlevait une vache rouge à cornes bleues sur le drapeau du Béarn."

Simone Alliot assure ne pas vouloir abandonner le combat et ses convictions, même si elle reconnaît qu'elle s'est faite "quelques ennemis".