PHOTOS - Une décharge sauvage près de la gare TGV d'Aix-en-Provence
Des montagnes de déchets sauvages s'accumulent sur le plateau d'Arbois, près de la gare TGV d'Aix-en-Provence. Les chauffeurs de taxi passent devant tous les jours, ils sont scandalisés. Des particuliers déposent leurs encombrants, et les entreprises ne veulent pas payer les déchetteries privées.

Des matelas, des pneus, des gravas, du bois, des plantes, de la brique... la liste des déchets présents dans la décharge sauvage du plateau d'Arbois est presque sans fin. Après des années d'incivilités répétées, les tas d'ordures culminent par endroit à plus de trois mètres de hauteur.
Des voitures, des matelas et toute sorte de déchets
Les chauffeurs de taxi de la gare TGV sont scandalisés. Comme Michel, chauffeur dans le secteur depuis 17 ans : "Pour le joli coin qu'on a ici, c'est une honte. Tous les clients qu'on dépose nous demandent ce que c'est. Il y a des décombres de maçonnerie. Il y a de tout. Au lieu d'aller dans un déchetterie et payer, on voit des camions qui jettent leurs encombrants depuis les bennes".
Mais alors, comment en est-on arrivé là ? Déjà, difficile de dire à qui appartient le terrain. La zone est à cheval entre la mairie, le pays d'Aix et la métropole Aix-Marseille Provence. La mairie dit ne pas être en charge des déchetteries. C'est la métropole qui doit s'en occuper. La métropole ne répond pas aux sollicitations de France Bleu Provence. Bref, chacun se renvoie la balle.
Les déchetteries privées coûtent trop cher aux petites entreprises
Aix-Marseille Provence ne veut plus que les professionnels déposent leurs déchets dans les décharges publiques. Petit à petit, les déchetteries publiques sont interdites aux entreprises. La dernière en date, celle de Vitrolles, interdite aux professionnels depuis le 1er mars. Les sociétés sont obligées de payer pour les décharger dans des déchetteries privées, et payantes donc.
Pour Guy Barret, vice-président du conseil de territoire du Pays d'Aix en charge des déchets, c'est surtout la faute de professionnels pas en règle et peu scrupuleux : "ils ne veulent pas aller dans des structures officielles car ils ont des activités illégales. Ils préfèrent jeter leurs gravats dans la nature pour ne pas se faire repérer".
Les collectivités ont déjà procédé à plusieurs opérations de nettoyage ces dernières années mais les tas d'ordures reviennent vite. Ces décharges sauvages coûtent «une fortune aux collectivités qui vont nettoyer et traiter ces déchets», explique Guy Barret.


