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Climat – Environnement DOSSIER : Les inondations historiques dans le Loiret au printemps 2016

Deux ans après les inondations, où en sont les sinistrés du Loiret ?

lundi 4 juin 2018 à 9:14 Par Anne Oger, France Bleu Orléans

Deux ans après les inondations qui ont touché le Loiret en juin 2016, certains sinistrés ne sont toujours pas rentrés chez eux. L'association d'aide aux sinistrés du Loiret a porté plainte contre X il y a un an, plainte toujours en cours. Les investigations se poursuivent.

Les inondations à Fay aux Loges (juin 2016)
Les inondations à Fay aux Loges (juin 2016) © Radio France - Nicolas Delecoute

Fay-aux-Loges, France

Il y a un an, en avril 2017, l'association d'aide aux sinistrés du Loiret portait plainte contre X, pour mise en danger de la vie d'autrui, concernant les inondations sur le Canal d'Orléans. De Fay aux Loges à Mardié, des centaines de maisons s'étaient retrouvées sous l'eau, suite à la montée des eaux du Canal, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2016. Pour l'Adasi, il y a des responsabilités à établir : l'entretien du Canal et de ses écluses n'était pas suffisant, ces dernières années, c'est sans doute une des causes de cette brusque montée des eaux, selon eux. 

Les gendarmes du Loiret ont déjà mené des investigations et elles se poursuivent

Un an après cette plainte est toujours entre les mains du procureur de la République d'Orléans, Nicolas Bessone. Qui assure travailler sous ce dossier, toujours géré pour le moment sous la forme d'une enquête préliminaire confiée aux gendarmes. "Ils ont mené un certain nombre d'investigations, mais la difficulté aujourd'hui c'est qu'il faut un certain nombre d'études très techniques, il faut trouver le bon organisme pour mener ces expertises". Une fois l'enquête arrivée à terme le procureur aura plusieurs solutions : saisir un juge d'instruction, renvoyer certaines personnes devant un tribunal, ou bien classer cette plainte sans suite.

Boigny sur Bionne le 1er juin 2016 - Radio France
Boigny sur Bionne le 1er juin 2016 © Radio France - Joëlle Forteau

Le dépaysement de l'enquête ? Impossible à ce stade

Cela, les sinistrés ne l'imaginent pas. Mais dans les rangs de l'association, certains craignent des pressions politiques, et demandent dès aujourd'hui le dépaysement de l'enquête. C'est d'ailleurs ce qu'aurait évoqué l'avocat de l'association Maître Jérôme Bertin. Sans préciser qu'à ce stade de l'enquête, c'est légalement impossible : un procureur n'est jamais dessaisi d'une procédure, puisqu'il n'est pas une juridiction à lui tout seul. Et que la loi prévoit qu'une plainte est toujours instruite et jugée là où les faits se sont produits, en matière pénale. Seule la Cour de Cassation peut en décider autrement.

Une autre plainte suite aux inondations de Gidy

L'Association d'Aide aux Sinistrés du Loiret envisage de déposer une autre plainte en 2018, cette fois sur les inondations de Gidy, au nord d'Orléans. Et qui pourrait viser Vinci Autoroutes, notamment, le gestionnaire de l'autoroute A10. "Ce sont des sujets très complexes, c'est un gros travail de savoir d'où l'eau est venue" explique Alexandre Thibaudeau, le fondateur de l'association. "Et on ne veut pas impliquer n'importe qui. Mais on sait  que Vinci nous a en partie inondés, ça c'est une certitude"

On sera heureux de rentrer chez nous, mais il y aura forcément un pincement au coeur

En attendant à Gidy, certains sinistrés ne sont toujours pas rentrés chez eux. C'est le cas de Frédéric Emel, qui espère retrouver sa maison pour Noël prochain

Le reportage à Gidy de Christophe Dupuy

Un nouvel établissement public pour surveiller le Loing

Dans l'est du Loiret, c'est la création d'un EPAGE (un établissement public d'aménagement et de gestion des eaux) qui est attendue avec impatience. Un organisme qui permettra de gérer la prévention des risques, la surveillance des cours d'eau, et l'aménagement de bassins d'expansions, à l'échelle des différents bassins du Loing. Il pourrait voir le jour en janvier 2019, un an plus tard que prévu. "C'est nécessaire mais tout cela prend beaucoup de temps" s'inquiète Alain Letort, président adjoint de l'Adasi 45, invité de France Bleu Orléans ce lundi 4 juin.