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Climat – Environnement

Environ 6000 lycéens manifestent pour le climat dans les rues de Montpellier

vendredi 15 mars 2019 à 17:55 Par Louise Thomann, France Bleu Hérault

Les lycéens étaient très mobilisés pour la grève mondiale pour le climat à Montpellier. Ils étaient près de 6000 à défiler vendredi 15 mars pour presser les gouvernants de prendre des mesures rapides et fortes pour enrayer le réchauffement climatique de la planète.

Beaucoup de pancartes dans ce cortège qui s'étirait des jardins du Peyrou à la place de la Comédie.
Beaucoup de pancartes dans ce cortège qui s'étirait des jardins du Peyrou à la place de la Comédie. © Radio France - Louise Thomann

Montpellier, France

"On est plus chaud que le climat!" scandaient les jeunes dans les rues de Montpellier vendredi 15 mars. Plus de 6000 lycéens et étudiants manifestaient contre le réchauffement climatique, à l'occasion de la grève mondiale pour le climat. Venus des lycées de Joffre ou de Jules Guesdes, tout proches, mais certains ont pris le train, venant du lycée Victor Hugo de Lunel pour protester.

"Un, deux, trois degrés, c'est un crime contre l'humanité."

Maëlis, Sophia, Najib et Nina sont venus les bras chargés de pancartes, pour les distribuer dans la manifestation. Les slogans fusent : "Mettez du plastique dans les Kardashian, pas dans les océans", "Mon voeux pour Parcoursup? Survivre." ou encore "Arrête de niquer ta mer." Sophie est très remontée : "Le monde nous appartient à nous les jeunes, puisqu'on va en hériter. Et on ne peut pas accepter que les gens qui sont au pouvoir, qui sont pas en fin de vie, mais qui ont un âge assez élevé, détruisent la planète pour leur propre intérêt, sans penser aux conséquences qu'on va devoir subir."

Les jardins du Peyrou grouillaient de monde, et lorsque le cortège s'ébranle, un nouveau mot d'ordre résonne. "Un, deux, trois degrés, c'est un crime contre l'humanité." Une formule choc, qui a pour but de secouer le gouvernement explique Annette, lycéenne. "Le sujet est super grave, et on a l'impression que personne ne réagit, c'est pour ça qu'on utilise des mots forts. Faut des mesures, de toute urgence" s'alarme-t-elle. 

Faire réagir le gouvernement

Certains, comme Emma, qui étudie au lycée Joffre à Montpellier, font des efforts au quotidien : "moi je n'ai pas d'I-phone, j'essaye de manger bio -même si je sais que tout le monde n'en a pas les moyens-, d'utiliser du savon de Marseille, des solutions plus écolos". Mais pour Enora, les particuliers ne peuvent pas tout. "C'est bien beau de recycler, mais c'est au gouvernement de faire des choses de grande ampleur, contre les entreprises ultra-polluantes, ou en investissant à fond dans les énergies renouvelables. C'est maintenant qu'il faut agir pour avoir un futur en fait."

Les jeunes manifestants se sont donnés rendez-vous le lendemain, samedi 16 mars, pour une nouvelle marche pour le climat.