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Climat – Environnement

Assec du Doubs : pas de menace sur l'eau potable dans le Haut-Doubs

jeudi 2 août 2018 à 11:39 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

La rivière est complètement asséchée entre Arçon et Ville-du-Pont, dans le Haut-Doubs, sur un tronçon de huit à dix kilomètres où le Doubs est englouti par des failles. La situation est critique pour le milieu aquatique. En revanche, il n'y a pas de menace sur l'approvisionnement en eau potable.

Le Doubs à sec entre Arçon et Ville-du-Pont.
Le Doubs à sec entre Arçon et Ville-du-Pont. © Maxppp -

Arçon, France

La rivière a disparu entre Arçon et Ville-du-Pont dans le Haut-Doubs. Le Doubs est englouti par des failles, qui ne sont pas nouvelles, mais c'est vrai que cette année, le phénomène de disparition de l'eau est spectaculaire. L'effet siphon est amplifié probablement par les grosses crues de l'hiver. Didier Chapuis, directeur-adjoint à la Direction départementale des territoires (DDT) du Doubs, invité de France Bleu Besançon ce jeudi, explique que "les sédiments qui jouaient le rôle de bouchon des failles sont partis, d'où l'effet entonnoir". 

La situation est critique pour le milieu aquatique", Didier Chapuis

Pour autant, les habitants du Haut-Doubs ne manqueront pas d'eau potable. "Paradoxalement, jusqu'à la semaine dernière, nos niveaux d'eau, sur le Haut-Doubs et sur tout le département, vu la période de l'année, étaient plutôt normaux, voire bons, grâce aux grosses pluies du printemps et même de juin dernier", précise le spécialiste.

La ressource globale en eau ne pose pas de problème. Mais la situation est critique sur l'assec entre Arçon et Ville-du-Pont, "critique pour le milieu aquatique", selon Didier Chapuis. Des milliers de poissons sont morts. Mais il n'y a pas de souci en amont et en aval de l'assec puisque là, le Doubs est réalimenté par ses affluents et par d'autres sources.

Puiser dans l'eau du lac Saint-Point a ses limites

L'idée, assez répandue dans la population, de combler l'assec grâce à l'eau du lac Saint-Point, n'est pas bonne, confirme le directeur-adjoint de la DDT du Doubs. "Ce serait du gaspillage ! explique-t'il. On n'ouvrira pas davantage les vannes du lac car l'eau s’engouffre dans les failles. Exemple : d'ordinaire, les vannes du lac sont ouvertes à vingt centimètres, ce qui augmente le débit du Doubs d'un mètre cube par seconde. A cette période, on monte à quarante centimètres. Et cela n'a eu aucun effet". Un essai a même été fait la semaine dernière jusqu'à soixante centimètres mais l'eau injectée est allée directement dans les failles. 

Il n'y a pas de risque de pénurie d'eau potable dans le Haut-Doubs", Didier Chapuis

Le lac de Saint-Point est une réserve essentielle en eau potable, notamment pour les 56.000 habitants du secteur. Il n'est donc pas possible de puiser toujours plus. La Direction départementale des territoires veille "à assurer un bon équilibre entre lâcher des écoulements pour préserver les milieux aquatiques dans le secteur de Pontarlier et l'alimentation de la Loue. Et garder une réserve suffisante pour une alimentation en eau potable". 

Habituellement, le niveau bas du lac est plutôt atteint au mois de septembre, voire fin septembre. "Il faut donc qu'on prenne toutes les précautions nécessaires, indique Didier Chapuis, pour pouvoir faire face à la situation qui sera devant nous, en terme d'alimentation en eau potable, des communes riveraines d'une part au jour le jour, mais aussi des autres collectivités du secteur." Mais le directeur-adjoint est formel : "il n'y a pas aujourd'hui de risque de pénurie généralisée d'alimentation en eau potable dans le Haut-Doubs".