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Climat – Environnement

Plusieurs centres départementaux de Météo France ferment en Occitanie

mercredi 14 mars 2018 à 5:36 Par Clémence Fulleda, France Bleu Occitanie

Tempête à Météo France. La direction veut supprimer environ 500 postes d'ici 2022, soit 1/6e des effectifs. Des centres départementaux ont et vont fermer en Occitanie et certains prévisionnistes seront remplacés par des machines. Cela pose de nombreux problèmes en terme de sécurité comme d'économie.

1/3 des effectifs de Météo France est à Toulouse.
1/3 des effectifs de Météo France est à Toulouse. © Radio France - Stéphanie Mora

Occitanie, France

Alors que l'Occitanie a connu des chutes de neige bloquant des centaines d'automobilistes sur l'autoroute A9 ou de nombreuses vigilances aux vents violents, ceux qui nous alertent au quotidien sur la météo vont être de moins en moins nombreux.

500 postes vont disparaître à Météo France d'ici 2022, dont 90 dès cette année,  sur un effectif total de 3 124 fonctionnaires. Ce sont des départs à la retraite non remplacés. Et ce sans compter qu'il y a déjà eu 700 réductions de postes dans le passé depuis 2008.

Les centres d'Albi et de Blagnac menacés

En dix ans, la moitié des centres départementaux de l'établissement public a déjà été rayée de la carte, comme Saint-Girons, en Ariège, Gourdon dans le Lot ou encore Auch, dans le Gers.
Ceux d'Albi et de Toulouse-Blagnac pourraient disparaître d'ici 5 ans.

Selon la CGT, en 2011, Météo France comptait 108 centres départementaux, en 2016 il n'y en avait plus que 55. 

C'est le météopole de Toulouse, qui rassemble un tiers des effectifs de Météo France, qui va récupérer une partie du boulot, tout comme les centres régionaux (celui de Bordeaux pour le sud-ouest).

Des machines à la place des prévisionnistes

Et surtout, les prévisions vont être effectuées parfois par des machines, alors que jusqu'à présent les prévisionnistes validaient et affinaient systématiquement les prévisions que celles-ci pouvaient effectuer.

Et de fait, ces machines ne sont pas entièrement fiables, du moins pas encore, explique Clément Testa, secrétaire de la section CGT à Toulouse.

Une machine, aussi fine soit son expertise, n'est pas à même d'être aussi précise qu'un prévisionniste, surtout lors de phénomènes extrêmes comme les tempêtes ou les chutes de neige. Elles ont sous ou sur évalués tous ces phénomènes. - Clément Testa de la CGT

Une casse du service publique 

Veut-on casser ce service public pour dire que ça ne fonctionne pas et ensuite privatiser le service public? Les syndicats se posent la question. 

Ces réductions d'effectifs ont en tout cas des conséquences sur l'école nationale de la météorologie, basée à Toulouse. Il y a 20 ans encore, elle accueillait une centaine de personnes par promo, à présent c'est autour de 10 personnes par an pour les techniciens et 25 pour les ingénieurs, 

Contactée, la direction de Météo France dit ne pas avoir le temps de répondre aux questions de France Bleu Occitanie.  Dans le journal Le Monde, le PDG de Météo-France, Jean-Marc Lacave, met en avant des "modèles de plus en plus performants, avec des scénarios de plus en plus fiables" réalisés par les machines.