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Polémiques en cascade après l’incendie de Bonifacio

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Par , France Bleu RCFM, France Bleu
Corse, France

Les polémiques s’enchainent au lendemain de l’incendie qui a détruit près de 400 hectares de végétation dans l’extrême-sud de la Corse. L’origine accidentelle présumée du sinistre et le positionnement des moyens aériens à Nîmes ont provoqué de vives réactions.

Près de 400 hectares vdétruits par les flammes à Bonifacio
Près de 400 hectares vdétruits par les flammes à Bonifacio - @SDIS 2A

Près de 400 hectares de végétation détruits par les flammes, c'est donc là le bilan de l'incendie de Bonifacio, survenu mardi 30 mai, le plus gros de ce début de saison. 24 heures après le passage d’un feu violent, Canadair et Tracker ont multiplié les largages sur les lisières afin d'éviter toute reprise. Mais depuis deux jours, les polémiques enflent, d'une part sur les moyens aériens basés à Nîmes, et d'autre part sur l'origine de cet incendie.

Le feu est parti d'un terrain militaire où travaillaient des équipes de la sécurité civile. Comme ils sont amenés à le faire régulièrement, les démineurs de la Sécurité Civile procédaient à la destruction d'engins explosifs, en l'occurrence de vieilles fusées de détresse. Pour ce genre d'opération le protocole est très strict : les matières explosives doivent être enterrées, avant d'être détruites, le tout en présence de gendarmes et d'un véhicule de pompiers. Pour une raison encore indéterminée, mardi, des flammèches ont été projetées hors de terre lors de l'explosion et ont embrasé le maquis voisin.

L'opération se déroulait bien sur un terrain militaire mis à disposition par le ministère de la Défense. Mais les hommes de la Sécurité Civile dépendent eux de celui de l'Intérieur. La préfecture a donc immédiatement pris contact avec Beauvau. Romain Delmon, le directeur de cabinet du préfet de Corse du sud indique : « nous avons alerté la direction générale de la sécurité civile, afin d’avoir très rapidement un rapport administratif qui dira si tous les éléments du protocole ont été respectés, pourquoi il y a eu ce feu ? Négligence ? Erreur humaine ? Accident ? Il y aura d’un autre côté l’enquête judiciaire qui établira les causes et les responsabilités de ce feu. »

De son côté le procureur de la République d'Ajaccio a donc ouvert une enquête de flagrance pour « dégradation involontaire de maquis par manquement aux obligations de sécurité ou de prudence ». Les gendarmes vont tenter de déterminer notamment si la sécurité était suffisante lors l'opération de déminage.

Turbulences autour des Canadairs

L’autre polémique tourne autour de l’intervention des canadairs. Trois heures et demi. C'est le temps qu'il aura fallu pour que les renforts aériens, tant attendus, effectuent leurs premiers largages sur le feu de Bonifacio. Des moyens basés à Nîmes en attendant le début officiel de la saison feu de forêt, prévue au 1er juillet. Mais ne peut-on pas pré positionner ces appareils en Corse avant cette date ? La question se pose évidemment au lendemain de deux incidents importants. Charles Voglimacci, le président du SDIS de Corse du Sud a « saisi par courrier le ministre de l’intérieur, lui demandant d’avancer le positionnement des canadairs. Nous avons aujourd’hui de la chance, puisque nous n’avons à traiter qu‘un seul feu. Mais il ne faudrait que l’on ait demain, deux ou trois feux simultanément, de cette envergure. Cela serait très compliqué à gérer ».

En 2009, des avions étranger avaient été positionnés en Corse durant la saison. Pourquoi, en cas d'urgence, ne pas faire appel à nos voisins européens et particulièrement italien puisque des accords existent? Romain Delmon, le directeur de cabinet du préfet de Corse du Sud, précise que « l’on ne demande un appui que lorsque les moyens nationaux sont dépassés. Après il n’est pas interdit de réfléchir sur cette idée, notamment avec la Sardaigne. Mais dans le cadre de l’incendie de Bonifacio, nous ne pouvions solliciter des renforts européens puisque d’autres moyens nationaux étaient disponibles ».

La Sécurité Civile n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations, en raison de la période de réserve électorale. Jean-Guy Talamoni devrait présenter, à l'assemblée de Corse une motion sur ce sujet.

Interdiction de brûler

La préfecture de Corse du Sud anticipe l'interdiction de l'emploi du feu
La préfecture de Corse du Sud anticipe l'interdiction de l'emploi du feu -
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