Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Pollution à Mourenx : Sanofi ne s'excuse pas

mardi 4 septembre 2018 à 11:31 Par Axelle Labbé et Yannick Damont, France Bleu Béarn et France Bleu

Au lendemain de la reprise complète de l'activité de l'usine Sanofi à Mourenx, Francois Capit, directeur général délégué de Sanofi Chimie, était l'invité de France Bleu Béarn ce mardi matin. Le géant pharmaceutique conteste toute mise en danger des riverains ou des salariés.

L'usine Sanofi de Mourenx (image d'archive)
L'usine Sanofi de Mourenx (image d'archive) © Radio France - Daniel Corsand

Mourenx, France

L'usine Sanofi de Mourenx reprend la production de la dépakine. En juillet, le site avait avancé sa fermeture annuelle après le signalement de rejets toxiques 190 000 fois supérieurs aux normes autorisées. Depuis 15 jours, l'usine a repris en partie sa production, mais n'avait l'autorisation de produire qu'un seul des deux composants du médicament. Ce lundi, la préfecture a de nouveau autorisé l'industriel à fabriquer l'autre substance, le valproate de sodium, sous réserve de contrôles stricts des risques pour les riverains et les salariés.

Francois Capit, directeur général délégué de Sanofi Chimie, répond aux questions de Yannick Damont

Ce mardi matin, au lendemain de la reprise totale de la production, Francois Capit, directeur général délégué de Sanofi Chimie, était l'invité de France Bleu Béarn.

France Bleu Béarn : Vous avez repris hier la production de dépakine sur votre site de Mourenx, est-ce que vous tournez déjà à plein régime?

François Capit : Non, nous démarrons de manière stricte pour pouvoir mettre en place l'ensemble des mesures réalisées dans le cadre de l'arrêté préfectoral, et en fonction de l'avancement nous monterons en régime dans les semaines à venir sur la fabrication de valproate de sodium, comme nous l'avons fait il y a trois semaines sur la fabrication d'acide valproïque. 

Vous garantissez aujourd'hui qu'il n'y a plus de risque? 

Tout à fait. L'ensemble des mesures demandées dans le cadre des deux arrêtés préfectoraux, du 18 juillet et du 31 août, sont respectées. Comme vous le savez, l'ensemble des études demandées dans le cadre de ces arrêtés préfectoraux ont été mises en place. Dans le cadre des études de modélisation d'émissions de valproate, l'Ineris (L’Institut national de l'environnement industriel et des risques, ndlr) a confirmé que nous avions réalisé l'ensemble des études demandées, et que sur l'ensemble de ces études, il existe un point sur lequel les résultats des différents modèles mis en place ne coïncident pas.   

Ce point, c'est celui soulevé par le préfecture, qui explique qu'on ne peut pas exclure un risque pour les travailleurs dans un rayon de 50 mètres autour de la zone de rejet?  

Tout à fait. C'est la zone située à 50 mètres de la zone d'émission de valproate de sodium, et sur ce point les différents modèles utilisés ont des valeurs qui ne coïncident pas. Donc il existe une incertitude.   

Les mesures pour protéger les salariés sont les mesures habituelles - François Capit, directeur général délégué de Sanofi Chimie

Concrètement, quelles mesures prenez vous pour protéger vos salariés?   

Même si les mesures ne coïncident pas, elles restent inférieures au seuil réglementaire. Les mesures pour protéger les salariés sont les mesures habituelles, puisque nous avons réalisé des mesures sur les postes de travail montrant le niveau d'exposition au cours de l'année 2017. Pour les expositions des travailleurs qui seraient amenés à travailler à l’extérieur des bâtiments, nous avons pris des mesures de limitation d'intervention à l'extérieur, et s'ils sont amenés à travailler dehors pour une durée supérieure à 30 minutes, les salariés doivent porter des protections individuelles   

Nous avons toujours fonctionné avec une absence de risque, concernant l'exposition des riverains et des travailleurs de la plateforme 

François Capit, après cet épisode de rejets hors normes, est-ce que vous avez quelque chose à dire ce matin aux béarnais et aux riverains de votre usine?  

Tout à fait. Nous communiquons dans le cadre du respect strict de l'arrêté préfectoral de ce week-end , nous redémarrons progressivement l'ensemble des fabrications...  

Est-ce que vous formulez des excuses pour ces deux années où les rejets ont été hors norme? 

Alors... ces rejets hors norme, particulièrement les rejets de bromopropane, ont fait l'objet à la fois pour les salariés et les riverains d'études de risques sanitaires....  

Donc Sanofi ne s'excuse pas, on le comprend...  

Nous avons toujours fonctionné avec une absence de risque, concernant l'exposition des riverains et des travailleurs de la plateforme.