Climat – Environnement

Pollution aux particules fines : dans les parcs de Metz, on n'arrête pas le sport pour autant

Par Ulysse Khalife, France Bleu Lorraine Nord lundi 23 janvier 2017 à 19:13

Un joggeur courant par grand froid
Un joggeur courant par grand froid © Maxppp - Carsten Rehder

Depuis lundi, la Moselle a dépassé le seuil d'alerte aux particules fines. Les personnes vulnérables et sensibles (asthmatiques, âgées ou malades) doivent donc éviter les activités physiques intensives. Les autres sont simplement invités à limiter les efforts physiques en extérieur.

Pollution ou pas, il y a des sportifs que le seuil d'alerte ne suffit pas à freiner. Dans les allées des jardins Jean-Marie Pelt à Metz, les joggeurs, gardent le rythme, à l'image de Christian : "Je n'ai pas d'allergie particulière, pas de gêne, alors je continue de courir. 45 minutes, c'est un tout petit moins que d'habitude". Les irréductibles sportifs restent en effet raisonnables au niveau de la durée de leur effort. Ségolène, qui a vu l'alerte pollution juste avant de chausser ses baskets, se modère : "Je cours une fois toutes les deux semaines, donc je ne me sens pas trop concernée par ce pic de pollution. Aujourd'hui je me fixe minimum 45 minutes, et pas plus d'une heure".

Course à pied, vélo, trottinette : oui, mais sans forcer

Un poil essoufflée, Ségolène ne semble pas pour autant mise à mal par la pollution aux particules fines, pas plus que Bernard sur sa trottinette : "arrivé à ce niveau du parc, je suis toujours essoufflé, je ne sens rien de différent par rapport à d'habitude". Autre activité qui mobilise beaucoup les poumons : pédaler. Pourtant, rien n'aurait empêché Sylvie de faire son trajet entre Magny et le centre-ville de Metz à vélo : "qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, qu'il fasse beau, peu importe. Il faut s'adapter", avec une note philosophe : "c'est pas la nature qui appartient à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la nature".

En revanche, pour ceux qui ressentent une gêne respiratoire (essoufflements, sifflements, palpitations) mieux vaut ne pas tenter le diable. La préfecture recommande de prendre contact auprès d'un pharmacien, de consulter son médecin, ou de contacter la permanence sanitaire locale. En Moselle, l'alerte pollution a d'autres conséquences, comme la vitesse réduite de 20 km/h sur les routes.