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Climat – Environnement

Près de Rennes, des centaines de poissons à nouveau en détresse respiratoire dans la Vilaine

mardi 31 octobre 2017 à 12:44 Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Armorique et France Bleu

Ce mardi matin, des centaines de poissons étaient à nouveau privés d'oxygène dans la Vilaine, à Acigné. La faute au niveau de l'eau trop faible pour absorber les rejets organiques émis par les industries en amont.

Les poissons remontent à la surface, en quête d'oxygène
Les poissons remontent à la surface, en quête d'oxygène © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Acigné, France

Près du moulin d'Acigné, des centaines de petites bouches cherchent l'air à la surface. "En quantité d'oxygène dans l'eau, on est à zéro !" explique l'agent technique de l'environnement, venu faire les premiers relevés. Quelques poissons sont morts, mais la mortalité devrait rester assez faible. "Le matin, il y a moins d'oxygène car les algues le consomment pendant la nuit. Dans l'après-midi, on devrait revenir progressivement à la normale", ajoute-t-il. Cela s'explique par le fait que les rejets organiques des industries situées en amont ne sont plus assez dilués dans la Vilaine, en raison du faible niveau de l'eau.

Jérémy Grandière, responsable de la Fédération départementale de pêche d'Ille et Vilaine, est dépité de voir à nouveau le milieu poissonnier abîmé en trois jours :

Il y a différents rejets industriels autorisés. On nous dit qu'ils sont normaux, mais à partir du moment où on prive les poissons d'oxygène et qu'on les tue, ça n'est pas normal. Il faut qu'il y ait une prise en compte du milieu naturel et qu'on revoit la législation sur ces rejets organiques

Les premiers relevés de concentration en matière organique ont été effectuées. Les pompiers pourraient ensuite faire des prélèvements de l'eau - Radio France
Les premiers relevés de concentration en matière organique ont été effectuées. Les pompiers pourraient ensuite faire des prélèvements de l'eau © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Déjà samedi, de premiers rejets avaient provoqué la mort de plusieurs poissons. Des prélèvements ont été faits dimanche matin mais n'ont pas été analysés. "Aujourd'hui, il va y avoir de nouveaux prélèvements à différents endroits du fleuve pour tenter de déterminer qui est le pollueur", explique Jérémy Grandière.