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Climat – Environnement

Préservation du littoral, la loi Elan fait polémique

mercredi 30 mai 2018 à 19:30 Par Mayeule de Charon, France Bleu Cotentin

La loi Elan, débattue à l'Assemblée Nationale, déclenche la colère des associations environnementales. Des amendements permettraient de construire sur des parcelles jusqu'alors protégées. C'est la fin d'une situation incohérente en revanche pour des élus de la Manche.

Les associations environnementales craignent un assouplissement de la loi littoral.
Les associations environnementales craignent un assouplissement de la loi littoral. © Maxppp - Stéphane Geufroi

Les associations de protection de l'environnement sont vent debout contre le projet de loi Elan, examiné depuis hier, à l'Assemblée Nationale. Dans leur viseur, quatre amendements déposés par des députés de la majorité. Ils permettraient de construire sur des "dents creuses", des parcelles vides situées entre deux terrains construits dans un même hameau. 

L'association Manche Nature craint une remise en cause de la loi littoral de 1986, qui limite les constructions sur les côtes françaises. " La loi littoral devait éviter à tout prix qu'il y ait un rideau de construction tout le long du littoral, mais c'est ce qu'il risque de se produire. Cela va faire un rideau de construction imperméable à la biodiversité ", explique Yves Grall, le président de Manche Nature.  

Une situation incohérente 

A Gouville-sur-Mer en revanche, "ces parcelles vides au milieu d'habitations sont sources de conflits", pour le maire Erick Beaufils . Cet amendement mettrait fin à une situation qu'il juge incohérente : "les herbes folles et la vermine qui s'y installent créent des nuisances. Cela provoque des conflits de voisinage qui pourraient être évités si les terrains étaient urbanisés, comme cela devait être le cas à l'origine".

Des parcelles très éloignées de la mer 

A quelques kilomètres, dans la commune de Blainville-sur-mer, plusieurs parcelles sont aussi concernées par l'amendement. Le maire, Michel Boivin, ne comprend pas l'interdiction en cours : "ce sont des parcelles qui sont très éloignées du littoral, bien au delà de la bande des 100 mètres. Elles sont situées sur des points hauts, qui dans 100 ans, quelle que soit l'augmentation du niveau de la mer, ne seront pas mis en difficulté."

Pour l'instant, les amendements ne remettent pas en cause la bande des 100 mètres à partir du rivage. Elle reste inconstructible, même pour les "dents creuses".