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Environnement

Qu'est-ce que cet ozone qui pollue notre début d'été en Isère ?

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Par , France Bleu Isère

Depuis une semaine, depuis le début de la période caniculaire, les conseils de prudences s'accompagnent aussi de restrictions de vitesse et de circulations différenciées en Isère. Pollution "à l'ozone" disent les arrêtés préfectoraux et les spécialistes d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Explications.

Soleil et températures élevées favorisent la pollution de l'air à l'ozone.
Soleil et températures élevées favorisent la pollution de l'air à l'ozone. © Radio France

Grenoble, France

Depuis le mardi 25 juin et plus encore depuis le vendredi 28, le département de l'Isère sous la canicule est aussi en alerte de niveau 1 (orange) puis de niveau 2 (rouge) "à la pollution à l'ozone". Pour la première fois, de mémoire de dispositif antipollution la circulation sans vignette Crit'Air a été interdite sur tout le département et les vignettes supérieures à 3 n'ont plus eu l'autorisation de circuler dans une dizaine de commune nord-iséroises en plus de la métropole grenobloise. Typique de l'été la pollution à l'ozone est à distinguer de celle "aux particules fines" de l'hiver mais n'en est pas moins compliquée, pour plusieurs raisons, ni dangereuse pour nos poumons et nos capacités respiratoires. Très irritant pour la gorge et les poumons l'ozone peut aussi ralentir voire bloquer la photosynthèse chez les végétaux.

Une pollution "secondaire"...

L'hiver c'est assez simple à comprendre : nos chauffages combustibles et nos voitures crachent des particules qui encombrent l'atmosphère en priorité dans les endroits où elles sont émises en masses. Une reprise de vent ou des précipitations suffisent à fixer cette pollution au sol ou à la disperser et la "diluer" dans l'environnement. L'ozone est tout autre.

La pollution à l'ozone est une réaction, sous la chaleur et le rayonnement solaire, entre les particules émises par nos pots d'échappements (Nox, oxyde d'azote) et des composés organiques volatiles (COV) émis par des sources aussi diverses que l'industrie, les vapeurs d'essences, les peintures, les solvants... et même certaines plantes. C'est une pollution que les spécialistes appellent "secondaire".

... qui concerne tout autant campagnes et montagnes que villes

En plus de limiter les émissions en provenance de nos véhicules il faut donc, pour atténuer cette pollution, une couverture nuageuse et/ou une baisse de températures. L'effet ne sera pas non plus immédiat puisque la réaction qui créé l'ozone ne s'arrête pas d'un coup. Elle a un temps de latence. Il faut signaler aussi que contrairement aux particules fines l'ozone de se "dilue" pas. Le vent disperse seulement un peu plus loin les éléments de la réaction et c'est la raison pour laquelle cette pollution ne concerne pas que les villes et les abords des grands axes routiers. Les campagnes et plus encore la montagne, en raison de l'intensité des rayonnements solaires en altitude, peuvent présenter des taux élevés d'ozone dans l'air.

Un ozone qui n'a rien à voir scientifiquement et chimiquement avec celui dont on craint le trou dans notre atmosphère et qui créé un voile bleuté à l'horizon un peu différent du nuage gris de la pollution hivernale.

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