Climat – Environnement

Quand il gèle en France, ça carbure dans les barrages de la Corrèze

Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin et France Bleu dimanche 15 janvier 2017 à 11:41

Avec la vague de froid, les barrages de la Corrèze vont turbiner
Avec la vague de froid, les barrages de la Corrèze vont turbiner © Maxppp - Yves Salvat

Avec la vague de froid qui s'annonce cette semaine en France, et alors que 5 réacteurs nucléaires sont à l'arrêt, les barrages de la Corrèze vont être fortement sollicités. Les vingt-huit centrales hydroélectriques de la vallée de la Dordogne peuvent alimenter jusqu'à un million d'habitants.

Alors que Météo France annonce une vague de froid toute la semaine en France, le Groupe d'Exploitation Hydrolique (GEH) Dordogne d'EDF s'apprête à solliciter les barrages de la Corrèze et de l'ensemble de la vallée de la Dordogne. EDF doit, en effet, mobiliser tous ses moyens de production d'électricité afin d'éviter la pénurie, d'autant plus que 5 réacteurs nucléaires sont arrêtés pour cause de maintenance.

Sur la Dordogne, l'équivalent d'une centrale nucléaire

La vallée de la Dordogne compte 28 centrales hydroélectriques, soit l'équivalent d'une centrale atomique, ce qui permet d'alimenter 1 millions d'habitants. Voilà de quoi compenser, en partie, l'arrêt des 5 réacteurs nucléaires en ce moment en France.

Mais l'intérêt des barrages, ce n'est pas uniquement la quantité produite. C'est aussi, et surtout, la souplesse de la production : le démarrage et l'arrêt sont très rapides, ce qui permet à EDF de s'adapter immédiatement à la consommation et d'envoyer cette énergie, bien entendu, sur l'ensemble du réseau français.

Les barrages assurent la souplesse de la production

Cette semaine, les usines hydroélectriques de la Corrèze vont donc turbiner notamment le soir, lorsque la consommation électrique atteindra des pics (notamment mercredi et jeudi) et dans une moindre mesure le matin et à la mi-journée, alors qu'elles seront très peu sollicitées le reste de la journée.