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Climat – Environnement

Quand l'agglomération grenobloise se protège contre les crues de l'Isère

mardi 13 février 2018 à 17:42 Par Lionel Cariou, France Bleu Isère

Depuis 2012 un vaste chantier d'aménagement des bords de l'Isère est en cours pour protéger l'agglomération grenobloise d'une crue exceptionnelle. Ce mardi, la Métropole grenobloise et le Conseil départemental, co-financeurs du projet, ont organisé un point d'étape avant la livraison prévue en 2021.

Les travaux sur les berges de l'Isère ont débuté en 2012
Les travaux sur les berges de l'Isère ont débuté en 2012 © Radio France - Lionel Cariou

Grenoble, France

Début janvier, la tempête Eleanor et les pluies diluviennes qui ont suivi ont montré que nous étions vulnérables. Des habitants voisins de la Seine, de la Marne ou encore de l'Ain ont eu les pieds dans l'eau. À Grenoble aussi le risque d'inondation existe. Depuis 2012, le Symbhi (pour Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l'Isère) aménage les bords de l'Isère. Le syndicat est financé à 40% par la Métro et 40% par le département. L'objectif : contenir une  crue supérieure à celle du 2 novembre 1859.

2 novembre 1859 : le scénario catastrophe

Ce jour -là, le débit de l'Isère était treize fois supérieur à la moyenne (1960 mètres-cubes par seconde) ! Résultat : 1,50 mètre d'eau dans certaines rues de Grenoble. Si rien n'avait été fait et que cette crue bicentenale se reproduisait la facture s'élèverait à un milliard d'euros de dégâts. 

"Nous avons construit  134 kilomètres de digue pour justement éviter cela" - Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole 

Fabien Mulyk (à gauche) et Christophe Ferrari (au centre) - Radio France
Fabien Mulyk (à gauche) et Christophe Ferrari (au centre) © Radio France - Lionel Cariou

Dans les zones urbanisées, des murs de béton ont été enterrés pour contenir la rivière et éviter que l'eau ne s'infiltre ; une quinzaine de "déversoirs de sécurité" ont aussi été creusé pour évacuer le trop-plein en cas de crue bicentenale. Les travaux entre Saint-Ismier et Grenoble ont coûté 52 millions d'euros.  

Un déversoir de sécurité  - Radio France
Un déversoir de sécurité © Radio France - Lionel Cariou

Un dispositif opérationnel d'ici trois ans

Reste à aménager la zone comprise entre Pontcharra et Saint-Ismier pour 83 millions d'euros avec notamment des zones d'expansion pour évacuer l'eau. Ces zones d'expansion sont situées hors secteurs habités : elles concernent des forêts alluviales et des terrains agricoles. 

"Cela représente 3 500 hectares. Il faut d'ailleurs noter la solidarité amont-aval puisque finalement c'est le Grésivaudan qui accepte d'être inondé pour protéger l'agglomération grenobloise" - Fabien Mulyk, vice-président du Conseil départemental et président du Symbhi 

Le dispotif complet sera opérationnel en 2021. Le Symbhi va aussi réaliser des travaux sur le bassin de la Romanche pour protéger la plaine du Bourg-d'Oisans.