Climat – Environnement

Quand la première guerre mondiale pollue l'eau du robinet

France Bleu Champagne-Ardenne jeudi 17 avril 2014 à 15:56

L'eau du robinet passée à la loupe, ville par ville.
L'eau du robinet passée à la loupe, ville par ville. © Maxppp

Une pollution au perchlorate a été détectée dans les captages d'eau de 120 communes de la Marne et des Ardennes. L'Agence régionale de Santé se veut rassurante, mais préconise tout de même quelques recommandations d'usage.

La première guerre mondiale a laissé des traces en Champagne-Ardenne , jusque dans l’eau du robinet  !

Des analyses menées par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ont permis de déceler des traces de perchlorates dans quelques captages d’eau de plusieurs régions de France, substances présente les zones concernées par les combats de la Grande Guerre.

En Champagne-Ardenne, une campagne d’analyses des captages d’eau, a été menée par l’Agence Régionale de Santé de Champagne-Ardenne. Les résultats d’analyses réalisés dans la Marne et dans les Ardennes (632 réseaux de distribution d’eau analysés) font apparaître des traces de perchlorates dans l’eau destinée à la consommation humaine, dans 120 communes des deux départements (liste complète des communes concernées sur le site de l'Agence Régionale de Santé).  

"Des traces extrêmement fines"

"Les traces sont extrêmement fines" , rassure Laurent Caffet de l’ARS de Champagne Ardenne, "et il n’y a pas d’effet cancérigène. D’autres régions, comme le Nord-Pas-de-Calais, sont plus avancées en terme de recherche, et n’ont pas constaté d’effets sur la santé des populations".

Pourquoi cette pollution n’est-elle découverte que maintenant, 100 ans après la Grande Guerre ? "C’est parce que cela fait très peu de temps que nous sommes capables de le détecter" poursuit Laurent Caffet.

ARS/1/cafe/traces perchlorate/

En application du principe de précaution, l’ARS recommande toutefois de ne pas utiliser l’eau pour les nourrissons de moins de 6 mois et les femmes enceintes ou allaitantes.  

Dans les communes de la Marne et des Ardennes concernées, qui ont toutes été informées par l’ARS, des analyses seront régulièrement effectuées (au frais des communes) pour suivre l’évolution de la présence du polluant dans les nappes phréatiques. 

 

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