Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Que sont devenus les enfants de Tchernobyl accueillis en Limousin ?

-
Par , France Bleu Limousin

Pendant près de vingt ans, l'association "Soyouz Tchernobyl" (Bienvenue Tchernobyl), a accueilli des dizaines d'enfants russes et biélorusses vivant dans la zone contaminée. L'association va disparaître dans quelques semaines. Les enfants eux, ont bien grandi et reste très attachés à notre région.

Des Russes et Biélorusses en voyage en Limousin (2006).
Des Russes et Biélorusses en voyage en Limousin (2006). - Association Soyouz Tchernobyl

Cette association a vu le jour en 1992, six ans après la catastrophe nucléaire. Elle a fait venir pendant de longues années des enfants de Gomel ou de Novozybkov "pour leur permettre d'évoluer dans un environnement sain pendant un ou deux mois", rappelle Jean-Luc Guyonnaud président de l'association. Faute de financement et par manque de bénévoles, impossible de poursuivre leurs actions.

Gomel et Novozybkov, deux des villes les plus touchées par le nuage radioactif.
Gomel et Novozybkov, deux des villes les plus touchées par le nuage radioactif.

Les enfants très reconnaissants

Chaque été, deux bus partaient de Limoges pour ramener environ 110 enfants. Parmi eux, Dacha Pronina. "Je viens à Isle près de Limoges depuis que j'ai sept ans." _Aujourd'hui elle en a vingt et travaille comme cuisinière à Gomel. _"Les familles en Limousin sont très courageuses, je les aime vraiment. Je reviens encore cet été, au mois d'août" explique-t-elle sur la route du travail au Belarus.

A Isle, elle est accueillie par Michel Barrière. Il a fait plusieurs voyages avec l'association, le dernier en 2010. "Maintenant elle a grandi et je pense qu'elle comprend vraiment les bienfaits sanitaires des étés passés ici. La radioactivité corporelle était quasiment nulle quand les enfants repartaient."

Des carrières professionnelles liées au Limousin 

Avec les enfants, Tania, une interprète russe qui habite Novozybkov, faisait le voyage. Elle confirme, la France a beaucoup apporté. "Il y en a beaucoup qui ont déménagé à Moscou et qui sont désormais interprètes. Et ça, c'est grâce à leurs voyages. Ils ont commencé à apprendre le français en Limousin. Ils n'oublient pas Limoges et regrettent même de ne plus pouvoir venir."

30 ans après, des conditions toujours difficiles

En Ukraine, Biélorussie ou Russie, les conséquences de Tchernobyl sont encore bien visibles. "Il y a toujours des panneaux interdit de ramasser des champignons par exemple. Et on a beaucoup de gens malades", ajoute Tania. Malgré tout, de nombreux habitants ont choisi de rester dans cette région.

Tania explique pourquoi les gens restent dans les zones contaminées.

Avec la disparition de l'association Soyouz Tchernobyl, le Limousin n'organise plus d'échanges avec les enfants de Tchernobyl. D'autres structures sont tout de même toujours actives en France, comme Soleil lotois par exemple. 85 enfants seront également accueillis en Alsace cet été.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess