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Environnement

Rapport du Giec : doit-on tous devenir végétariens pour sauver la planète ?

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Par , France Bleu, France Bleu Champagne-Ardenne

Le rapport du Giec publié ce jeudi préconise de réduire la consommation de viande dans le monde, source de gaz à effet de serre et de déforestation. Mais peut-on vraiment tous devenir végétariens ?

Le légume sec peut-il sauver la planète ? (illustration)
Le légume sec peut-il sauver la planète ? (illustration) © Maxppp - Christophe Morin

C'est l'une des recommandations du "rapport spécial" du Giec, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, publié ce jeudi et dont certains éléments ont fuité dans le Guardian cette semaine : nous devons réduire notre consommation de viande, disent les experts, pour aller vers "des régimes sains et durables, comme ceux basés sur les céréales, les légumes et légumineuses, les noix et les graines". Autrement dit, doit-on tous devenir végétariens pour sauver la planète ?

Pourquoi la viande pollue ? 

Parce que les élevages, notamment de porc et de vache, produisent du méthane, l'un des plus forts gaz à effet de serre. Le lisier contribue également à acidifier les eaux et donc les océans. Mais surtout, on cultive d'énormes surfaces de terre pour nourrir ces animaux qu'on va ensuite manger. La production de soja en Amérique du Sud par exemple, participe de la destruction de la forêt amazonienne. Elle est en partie utilisée pour nourrir les animaux d'élevage en Europe. Ces terres pourraient être rendues à la forêt.

On mange quoi à la place ?

Un récent rapport remis à la Banque Mondiale et à l'ONU préconise de réduire de moitié notre consommation de viande dans les pays développés. Et pourquoi pas revenir à des habitudes anciennes ? Par exemple, les légumineuses. Pois chiches, haricots, pois cassés... ou les lentilles, qui contiennent du fer et des protéines comme la viande. Des lentilles, on n'en mange que 1,5 kg par an aujourd'hui contre 8 kg dans les années 1940

Et les éleveurs dans tout ça ?

L'élevage, selon les experts, aura toujours sa place, notamment en montagne et pour conserver les paysages et les sols. Mais ils prônent des exploitations plus petites, des approvisionnements plus locaux, avec un peu d'élevage mais aussi de la polyculture. En France, on importe 80% de notre consommation de légumes secs, alors qu'on pourrait en produire une partie chez nous.

L'agriculture de "conservation des sols", une solution ?

Largement utilisée aux Etats-Unis et au Brésil, ce système de culture permet de rendre les terres plus fertiles pour produire plus sans épuiser les sols. Il s'agit de cultiver entre deux récoltes des légumineuses (fève, lentille, haricots..) qui enrichissent naturellement les sols en azote. Mais le système consiste surtout à ne plus labourer la terre. On sème directement. Le sol ne se retrouve jamais "à nu" ce qui limite l'érosion.

Problème : cette technique nécessite l'emploi d'un désherbant chimique de type glyphosate, au moins une fois par an. Si l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) ne se prononce pas sur ce type d'agriculture, elle soutient les pratiques qu'elle induit : maintien de végétaux en permanence sur les terres, haies, réductions des intrants chimiques et semis direct (efficace seulement sur climat sec) et rotation des cultures.