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Climat – Environnement

Remplacé au printemps, le ballon de Paris a été dégonflé

mardi 9 janvier 2018 à 15:42 Par Nicolas Olivier, France Bleu Paris et France Bleu

Après cinq ans de bons et loyaux services, le ballon Generali a quitté ce mardi les pelouses du parc André-Citroën. Il fera peau neuve dès la fin mars avec de nouveaux instruments de mesure de la qualité de l'air.

Une matinée entière a été nécessaire pour replier l'enveloppe d'une tonne.
Une matinée entière a été nécessaire pour replier l'enveloppe d'une tonne. © Radio France - Nicolas Olivier

15e Arrondissement, Paris, France

Il ne s'élèvera plus dans le ciel parisien pendant quelques semaines. Le ballon à gaz aux couleurs de Generali a été démonté ce mardi par les équipes d'Aérophile, la société qui exploite sept ballons dans le monde dont celui-ci depuis 1999. "La toile est assez fine et sa durée de vie est de sept à huit ans, explique le directeur général Matthieu Gobbi. Nous on préfère anticiper et remplacer l'enveloppe tous les cinq ans." 

Record de fréquentation en 2017

Le ballon bleu ciel va donc changer de peau, autour du 20 mars. Il sera désormais blanc, et changera de couleur la nuit en fonction de la qualité de l'air (vert, jaune, rouge). Attraction touristique devenue incontournable (60.000 passagers en 2017, un record), le ballon de Paris est aussi un véritable laboratoire volant. Grâce à un partenariat avec la ville de Paris, Airparif et le CNRS, la nacelle mesure en temps réel le taux de particules fines dans l'atmosphère depuis 2013. Elle sera prochainement équipée de nouveaux instruments permettant d'étudier l'ozone, ou encore de cartographier en 3D les particules en fonction de leur altitude.

Un outil "fondamental" pour le CNRS

Directeur de recherches au CNRS à Orléans, c'est Jean-Baptiste Renard qui analyse les données recueillies. "Ce partenariat public-privé est fondamental pour nous, parce que si on devait entretenir un ballon avec des instruments 365 jours par an, ce serait absolument impossible ! _C'est un formidable outil de recherches pour faire des mesures complètement inédites en zone urbaine et en altitude._"

A cette vocation scientifique s'ajoute une dimension de sensibilisation des Franciliens sur la problématique de la pollution. Le ballon a suscité "une prise de conscience des Parisiens, estime Jérôme Giacomoni, le président d'Aérophile. Quand ils viennent, ils nous demandent souvent comment est la qualité de l'air... Et puis on sensibilise aussi trois classes de scolaires chaque matin."

L'assureur Generali s'est engagé pour cinq ans de plus, jusqu'en 2022. Il finance la moitié du coût de l'installation soit environ 700.000€ par an (l'autre moitié provenant des visiteurs payants du ballon). 

L'emplacement du ballon va rester vide jusqu'au 20 mars. - Radio France
L'emplacement du ballon va rester vide jusqu'au 20 mars. © Radio France - Nicolas Olivier