Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Restrictions d'eau en Côte-d'Or : des cultures sauvées par l'eau des bassins d'Aiserey

lundi 30 juillet 2018 à 16:48 Par Sophie Allemand, France Bleu Bourgogne

A Aiserey, les 22 adhérents de l'ASA de la Biètre peuvent irriguer leurs champs toute l'année, grâce à leurs bassins de rétention d'eau. De quoi assurer la pérennité des cultures d'été, malgré la sécheresse et le renforcement des mesures de restrictions d'eau par la préfecture en Côte-d'Or.

Jean-Michel Fèvre, le président de l'ASA de la Biètre et l'enrouleur qu'il lui permet d'irriguer ses pommes de terre depuis le bassin
Jean-Michel Fèvre, le président de l'ASA de la Biètre et l'enrouleur qu'il lui permet d'irriguer ses pommes de terre depuis le bassin © Radio France - Sophie Allemand

Aiserey, France

La préfecture de la Côte-d'Or met en place des mesures de restriction d'usage pour les agriculteurs, dans les cinq bassins versants concernés par le franchissement du seuil d’alerte : Saône, Bèze, Arroux, Seine et Ource. La Biètre est concernée, mais le bassin de rétention d'eau mis en place en 2011 par l'ASA de la Biètre, l'Association Syndicale Autoriséees sauve les cultures de ses 22 adhérents.

22 adhérents pour un volume maximum de 800.000 m3 d'eau utilisé sur l'année : de quoi pérenniser notamment les pommes de terre de Jean-Michel Fèvre, exploitant agricole à Brazey-en-Plaine et président de l'ASA. 

Ce lundi midi, il irriguait une parcelle de 15 hectares : "on est en période de restriction de pompage, mais grâce nos bassins on pompe l'eau de la nappe phréatique pendant l'hiver. On peut donc apporter l'eau nécessaire à nos cultures et éviter leur dépérissement," explique-t-il. Le bassin est en fait l'ancien bassin de décantation de la sucrerie, fermée en 2007.

Photos et fonctionnement des bassins de rétention d'eau : Sécheresse en Côte-d'Or : à Aiserey une vingtaine d’agriculteurs ont misé sur des bassins de rétention d'eau

15 hectares de pommes de terre irrigués malgré la sécheresse : comme leurs voisins les oignons, elles sont sauvées - Radio France
15 hectares de pommes de terre irrigués malgré la sécheresse : comme leurs voisins les oignons, elles sont sauvées © Radio France - Sophie Allemand

Au secours des cultures d'été

"On ne peut pas produire nos cultures d'été sans l'irrigation," dit-il en pointant du doigt ses pommes de terre. Elles reçoivent ainsi 20 à 25 millimètres d'eau tous les 9 jours : il n'a qu'à brancher son enrouleur et l'eau arrive par les canalisations souterraines.   

On ne pourrait pas faire de cultures type pomme de terre, oignon, maïs ou soja sans avoir la sécurité de l'irrigation. Les industriels veulent une sécurité dans la qualité et la quantité du produit. Sans ça, il y aurait une maturité beaucoup plus précoce et une grosse perte de rendement : un gros manque à gagner sur ces cultures - Jean-Michel Fèvre le président de l'ASA de la Biètre. 

Reportage dans les cultures de Jean-Michel Fèvre

800.000 m3 pour 22 exploitations : tout est écoulé

Avec la réserve des bassins d'Aiserey, l'ASA a pompé 780.000 m3 d'eau durant l'hiver 2017 et printemps 2018, soit la quasi-totalité de la capacité des bassins.

La canalisation externe installée en 2011 pour diffuser l'eau pompée du bassin d'Aiserey - Radio France
La canalisation externe installée en 2011 pour diffuser l'eau pompée du bassin d'Aiserey © Radio France - Sophie Allemand

Chaque agriculteur a un volume d'eau souscrit et paye une cotisation en fonction de son volume d'eau souscrit. "Nous on a un quota de 70 000 m3, cette eau là nous est facturée 25 centimes le m3", explique Jean-Michel Fèvre. C'est une somme à l'année, que la quantité soit utilisée ou pas, l'adhérent doit la payer. 

Ils sont 22 depuis la création du bassin, chacun a conservé son volume avec les charges qui lui sont propres. D'après le président de l'ASA, le nombre d'adhérents ne peut pas être augmenté : "certains adhérents n'ont même pas tout à fait assez d'eau, on aimerait avoir un peu plus d'eau pour assurer la pérennité complète des cultures." Tous les ans, il utilise entre 80 et 100 % de son volume.