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Dossier : Rétro 2017 : les grands événements de l'actualité en Moselle

RETRO 2017: l'attente du Mosellan qui a dénoncé une pollution à l'acide chez ArcelorMittal Florange

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Suite des rétrospectives de l'année 2017 en Moselle avec France Bleu Lorraine: retour ce mardi sur la pollution présumée à l'acide du crassier d'ArcelorMittal Florange. Celui qui a dénoncé cette affaire attend, très éprouvé, les conclusions de l'enquête préliminaire.

Karim Ben Ali
Karim Ben Ali

Rétrospectives de l'année 2017 sur France Bleu Lorraine: on s'arrête ce mardi sur l'affaire du crassier d'ArcelorMittal Florange, cette pollution présumée à l'acide sur le site du groupe sidérurgique.  En juillet dernier, le chauffeur d'un sous-traitant affirme avoir déversé des litres et des litres d'acide dans l'enceinte de l'entreprise sidérurgique, alors que cette matière dangereuse, si elle est avérée, aurait du être retraitée. Depuis, une enquête préliminaire est ouverte. Ses conclusions sont attendues en ce début janvier. Une attente très difficile à vivre pour celui qui a tout dénoncé. 

Karim Ben Ali a souhaité sortir de l'anonymat parce qu'il "assume" dit-il mais c'est un homme éprouvé, déboussolé, qui a perdu 25 kg, et passé deux mois et demi à l'hôpital:  "J'ai morflé. Je n'ai plus de goût, plus d'odorat, tout ce que je mange est amer. J'ai aussi des problèmes de vue. C'est dur de prendre de la distance". 

Tous ces problèmes sont liés à l'acide dit le chauffeur intérimaire, aujourd'hui encore au chômage. Dans sa vidéo, publiée par France Bleu Lorraine et vue plus de 5 millions de fois sur Facebook, il affirme avoir déversé le produit toxique sur un site non adapté, le crassier d'ArcelorMittal Florange, au lieu de le retraiter. Le groupe sidérurgique dément, mais lui maintient ses déclarations: "Moi je sais ce que j'ai fait et où j'ai chargé mes produits, ce n'est pas de la boue d'hydroxyde de fer, comme le dit Arcelor. Si c'etait de la boue, elle ne serait pas passée par le tuyau, le diamètre est petit. C'était de l'acide".

Même s'il reconnait des erreurs dans ce qu'il a dit au départ. Son contrat chez le sous-traitant d'Arcelor n'a pas duré 3 mois mais 3 semaines. Suez de son côté parle de 13 jours. Si c'était à refaire, en tout cas, Karim Ben Ali n'est pas sûr qu'il recommencerait: "C'est sans regret parce que j'assume ce que j'ai fait, et il fallait montrer aux lorrains ce qui se passe chez Arcelor, mais ça a fait aussi beaucoup de mal à ma famille cette affaire là. Je suis entre les deux..."

Karim Ben Ali veut aujourd'hui tourner la page de cette affaire: il compte renouer avec les personnes qui lui avaient proposé du travail, en juillet dernier, touchées par sa situation.

RETRO 2017: Karim Ben Ali invité de France Bleu Lorraine avec Cécile Soulé

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