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Climat – Environnement

Rezé cherche des familles pour un cinquième poulailler collectif

jeudi 8 novembre 2018 à 3:01 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Pour réduire le poids des poubelles, Rezé distribue des poules à ses habitants. 80 familles en ont adoptées chez elles et la ville aides celles qui n'ont pas de jardin à installer des poulailler collectifs sur des parcelles qui lui appartiennent. Nous avons visité l'un d'eux.

Typhène et Camélia avec les poules Blanchette, Noirette, Chocolat et P'tite rousse
Typhène et Camélia avec les poules Blanchette, Noirette, Chocolat et P'tite rousse © Radio France - Marion Fersing

Rezé, France

La ville de Rezé cherche des familles pour installer un cinquième poulailler collectif. Le principe : elle fournit les poules, la cabane en bois pour les abriter et la parcelle pour les installer. Elle aide aussi les familles à s'organiser pour savoir qui passe quand pour leur donner à manger et nettoyer le poulailler. L'objectif, au-delà de remettre un peu de campagne à la ville, c'est de réduire les poubelles puisqu'une poule peut manger jusqu'à 150 kilos de déchets alimentaires par an.

Les familles qui ont des poules chez elles ont réduit leur poubelle de moitié

"C'est la deuxième phase du projet Poules en ville", explique Laurène Stordeur, la responsable du service développement durable et environnement. "La première a consisté à confier des poules à 80 familles, à raison de deux à chaque fois, ce qui fait 160 poules au total. Et c'est très efficace. Nous avons demandé aux familles de peser leur poubelles avant et après et le résultat, c'est qu'elles ont diminué leurs déchets alimentaires de moitié".

Avec cette deuxième phase, ce sont déjà trois poulaillers collectifs qui fonctionnent et un quatrième qui est sur le point d'être installé près du Port-au-Blé. La ville cherche maintenant des familles pour en monter un cinquième. 

Des familles ravies au poulailler du Chêne creux

Et ceux qui ont testé sont ravis. C'est le cas des cinq familles qui s'occupent du poulailler du Chêne creux depuis le printemps. Au fond des jardins familiaux, ce sont désormais quatre poules qui picorent. "Ce n'est pas officiel, mais les enfants les ont baptisées Blanchette, Noirette, Chocolat et la P'tite rousse", glisse Camélio, l'une des mamans dans un sourire. 

Les têtes de crevettes, c'est leur péché mignon !

Les poules la regardent avec envie. Dans un grand récipient en plastique, elle a des restes de riz, des têtes de poisson et de crevettes. "Les crevettes, c'est leur péché mignon, elles adorent ça !". Effectivement, sitôt tout ça versé dans leur mangeoire, les poules se jettent sur les crustacés. "On leur donne tous nos déchets alimentaires à part les peaux de bananes, d'agrumes et de pommes de terre. Et on complète avec des graines", poursuit Typhène, une autre maman.

Les poules adorent les têtes de crevettes mais pas les feuilles de choux - Radio France
Les poules adorent les têtes de crevettes mais pas les feuilles de choux © Radio France - Marion Fersing

Un petit air de campagne

Chaque famille a un jour par semaine où elle doit s'occuper des poules et elles tournent sur les week ends. "Ça prend une vingtaine de minutes pour leur donner à manger, nettoyer leur petite cabane pour qu'elles pondent sur du propre... Et ça fait aussi une petite respiration. Ça nous rapproche aussi de la nature. On reste des citadins bien-sûr, mais ça nous donne un petit air de campagne".

C'est vrai qu'avec les œufs du poulailler, ça n'a pas le même goût

Et une fois le poulailler nettoyé et les poules nourries, la famille qui s'est acquittée de ses tâches peut repartir avec des œufs tout frais. "Il faut bien ça pour compenser, c'est la récompense", rigole Camélia. Des œufs qui ont un petit goût en plus : "c'est vrai que c'est pas pareil. On vient avec les enfants, ils ramassent leurs œufs et après, on fait une galette à l’œuf, ça a pas le même goût. C'est sympa", conclut Typhène dans un grand sourire.  

Dans cette petites cabanes, les familles récupèrent de un à quatre œuf par jour - Radio France
Dans cette petites cabanes, les familles récupèrent de un à quatre œuf par jour © Radio France - Marion Fersing

Notre reportage au poulailler du Chêne creux

Si le projet vous intéresse, il faut contacter le service développement durable de la ville de Rezé (02 40 84 45 51).