Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

Polémique sur les safaris-chasses : le business d'un entrepreneur mayennais au Cameroun

-
Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

La pratique des safaris-chasses en Afrique est largement critiquée depuis plusieurs semaines en France, avec "l'affaire" des gérants d'un Super U notamment. C'est pourtant un business légal mais pas forcément moral disent ses détracteurs.

Safaris-chasse (image d'illustration)
Safaris-chasse (image d'illustration) © Maxppp - Str/dpa/picture-alliance

Département Mayenne, France

La pratique des safaris-chasses fait polémique depuis plusieurs semaines. Début juillet, deux gérants d'un Super U dans le Rhône ont dû démissionner après avoir publié des photos d'eux aux côtés d'animaux qu'ils venaient d'abattre. En Mayenne, un entrepreneur propose aussi ce genre de chasse au Cameroun. Pascal Gérard, le PDG du groupe Gemy, spécialisé dans la distribution automobile mono-marque à Laval, avec son épouse. Les safaris-chasses sont légaux, mais très critiqués par l'opinion publique et sur les réseaux sociaux. 

460€ pour un crâne d'éléphant

Sur le site internet des Mayennais, ndilla-safari.com, dont le siège social est basé à Laval, vous devez remplir un formulaire d'inscription et préciser quels animaux vous souhaitez chasser. Des éléphants, des lions, des élands ou encore des phacochères. En retour vous obtenez les tarifs de votre safari-chasse. Les chasseurs doivent également s'acquitter d'une taxe anti-braconnage. Un business juteux, tout à fait légal mais pas forcément moral diront certains. Dès qu'un hippopotame, un bufle ou autre est abattu, l'animal devient un trophée qu'il est possible d'expédier en France moyennant finance. 460 euros pour un crâne d'éléphant, 500 euros pour un trophée éléphant défenses d'ivoire. Une galerie de photos et des vidéos sur Youtube est également disponible (voir ci-dessous). On y voit d'ailleurs Pascal Gérard l'entrepreneur mayennais, posé à côté d'un lion qui vient d'être abattu. 

Un business légal

En Afrique, une vingtaine de pays autorisent ces chasses aux animaux de la savane. Chaque gouvernement impose des quotas de prélèvement pour chaque espèce. Dans certains pays les safaris-chasses permettent de réguler certaines espèces comme en Namibie avec les antilopes mais pas forcément au Cameroun, là où les Mayennais proposent leur activité. C'est du moins l'avis du spécialiste français de la protection des espèces Jean-Christophe Vié. Cet homme a aussi travaillé à l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature il y a quelques mois. L'UICN qui a publié un rapport sur la question des safaris-chasses. 

"Cette étude montre que le bénéfice est assez minime en terme économique. Maintenant, moi si j'apprends qu'un concessionnaire automobile ou autre propose des activités contraire à mes valeurs, je ne vais pas aller dans son magasin" déclare t-il. Légal encore une fois, mais pas forcément moral  pour certains. En France la fronde s'organise sur les réseaux sociaux. Une pétition européenne pour demander l'interdiction pure et simple des safaris-chasses pourrait voir le jour, via la page Facebook Ban Hunting France

Des missions humanitaires

Contactés par la rédaction de France Bleu Mayenne a plusieurs reprises, Pascal Gérard et son épouse n'ont pas voulu s'exprimer publiquement. Le couple précise encore une fois le caractère légal des safaris-chasses, en soulignant leur utilité dans la régulation de certaines espèces animales. Ils disent aussi participer à des missions humanitaires dans les villages environnants aux parties de chasse. Comme à Tcholliré, dans le nord du pays, à 1.000 kilomètres de la capitale Yaoundé. Les Mayennais rémunèrent le maître d'école de trois villages et apportent depuis la France du matériel ou des vêtements.

Choix de la station

France Bleu