Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Saint-Malo : ils veulent chasser les pesticides de nos jardins

-
Par , France Bleu Armorique

Désormais, chaque premier samedi du mois, le collectif "Nous voulons des coquelicots" compte rendre visite aux habitants de Saint-Malo pour les sensibiliser à l'interdiction d'utiliser des pesticides dans leur jardin.

Le président du collectif a distribué des prospectus d'informations aux habitants.
Le président du collectif a distribué des prospectus d'informations aux habitants. © Radio France - Benjamin Fontaine

Depuis le 1er janvier 2019, les jardiniers amateurs n'ont plus le droit d'utiliser de pesticides dans leurs potagers ou pour nettoyer leurs allées. Difficile de savoir si cette interdiction est aujourd'hui respectée. Une chose est sûre, certains particuliers ont gardé dans leur garage ou leur cabanon de jardin de vieux bidons qu'ils n'utilisent plus.

15 tonnes de pesticides dormiraient dans les maisons malouines

"On estime que 15 tonnes de pesticides dorment encore dans les maisons de Saint-Malo. Un peu moins d'un kilo dans chaque habitation," explique Franck Rolland du collectif "Nous voulons des coquelicots" en lutte contre les pesticides. Partant de ce constat, le collectif a décidé d'aller porter la bonne parole chez les particuliers. "Chaque premier samedi du mois nous allons aller dans différents quartiers pour rappeler l'interdiction aux jardiniers et les inciter à aller porter les produits à la déchetterie." 

Lors de son premier porte-à-porte dans le quartier de la Madeleine ce samedi 1er juin, Franck Rolland a pu constater que les Malouins ont déjà pris de bonnes habitudes."Je fais du jardinage, si ça pousse tant mieux, sinon tant pis !" sourit Sylvie qui a planté quelques tomates dans son jardin. "Je n'ai pas de pesticides ici et je fais mon compost."

Place aux méthodes naturelles

Un peu plus tôt dans la matinée, Marie-Annick est venue apporter une dizaines de bidons dans un cabas. "Il y a des anti-pucerons, des anti-limaces qui dormaient dans le cagibi du fond de mon jardin. C'est dangereux je n'en veux plus," avoue-t-elle. Elle a depuis opté pour des méthodes plus naturelles. "Le vinaigre, le gros sel, l'eau savonneuse, ça fonctionne !" sourit la septuagénaire, invitée à aller porter ses produits à la déchetterie pour qu'ils soient traités. L'opération sera renouvelée à la rentrée dans un nouveau quartier de Saint-Malo. "On espère aussi mobiliser la mairie pour qu'elle effectue un ramassage des ces produits dangereux," conclut Franck Rolland. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess