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Climat – Environnement

Saint-Yrieix La Perche : 250 personnes défilent contre le possible retour des mines d'or

samedi 6 octobre 2018 à 17:42 - Mis à jour le samedi 6 octobre 2018 à 20:30 Par Delphine-Marion Boulle, France Bleu Limousin et France Bleu Périgord

Ce samedi près de 250 personnes ont défilé dans les rues de Saint-Yrieix La Perche (Haute-Vienne). Objectif ? Se faire entendre contre le permis accordé en janvier 2017 à la société Cordier Mines pour rechercher d'éventuels filons d'or et relancer l'extraction du précieux minerai.

250 personnes étaient présentes ce samedi à Saint-Yrieix La Perche pour dénoncer le possible retour de l'industrie minière en Haute-Vienne et Dordogne.
250 personnes étaient présentes ce samedi à Saint-Yrieix La Perche pour dénoncer le possible retour de l'industrie minière en Haute-Vienne et Dordogne. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Saint-Yrieix-la-Perche, France

Difficile de passer à côté de la manifestation ce samedi après midi dans les rues de Saint-Yrieix La Perche. Parties de la gare près de 250 personnes ont tapé dans leur casserole, ou dans des conserves. Une grande "casserolade" pour faire entendre leur colère jusque devant la mairie du village. Venus de Haute-Vienne mais aussi de Dordogne ils s'opposent au permis de recherche accordé en janvier 2017 à la société Cordier Mines. Celle-ci pourrait relancer l'extraction de l'or, dont les dernières mines ont fermé dans les années 2000. 

La société a d'ailleurs fait quelques prélèvements selon Cécile, du collectif Stop Mines 87, mais selon l'opposante "c'est un peu du grand n'importe quoi". L'entreprise s'était selon elle engagée à embaucher, monter des équipes mais "en réalité ils ont fait quelques mesures et puis c'est tout. Le bilan 2017 il y a tout juste trois lignes en nous expliquant qu'ils font appelle à des sous traitants. On ne sait pas ce qu'ils ont fait". Mais la lenteur ne rassure pas Cécile bien au contraire "On dirait de l'amateurisme donc non ce n'est pas rassurant de voir que l'état a confié des recherches, et peut être une future mine à des gens qui font preuve d'amateurisme"

Réglons déjà les problèmes causés par l'industrie minière dans le passé. — Florence 

Pas rassurée non plus Florence et ses deux petits filles Madeleine et Frida. Elle n'habite pas dans le périmètre de près de 300km² concerné par le permis de recherches mais cette jeune maman est inquiète  "On ne connaît pas vraiment les retombées environnementales. Je m'inquiète de la pollution à l'arsenic. Nos rivières sont déjà polluées ici" explique-t-elle avant de poursuivre : _"je pense qu'avant de relancer l'industrie minière il faudrait déjà régler les problèmes causés par l'industrie minière dans le passé_".

Un impact environnemental difficilement évaluable

Des retombées difficiles à évaluer et c'est pour celà que Iris, pécheur en Dordogne est venu lui aussi manifester sa colère. "Bien sûr ce serait mentir que de dire que manger le poisson péché ici nous tuerait mais _on ne connaît pas du tout l'impact de l'arsenic sur les rivières et leur faune_. On ne sait pas à quel point les poissons sont touchés. On sait par exemple que ça touche sur la fertilité, sur leur développement et c'est vrai que dans l'Isle il y a moins de poisson qu'avant" note le jeune pêcheur, forcément inquiet d'une pollution qui viendrait en amont, toucher tout l'aval de la rivière. 

Sur les dix communes concernées, l'une d'entre elles, Jumilhac-Le-Grand se trouve en Dordogne. Une limite du périmètre pour cet opposant, mais pas une limite à la nouvelle pollution qu'engendrerait une ré-exploitation des mines dans le secteur. Comme Iris, la grande majorité des 250 personnes présentes ce samedi après-midi ne croit pas au slogan d'une mine propre.