Climat – Environnement

Sale temps pour le loup, le gouvernement revoit le nombre annuel de prélèvements à la hausse

Par Christophe Tourné, France Bleu Pays de Savoie lundi 30 juin 2014 à 10:45

le loup dans le viseur de Ségolène royal
le loup dans le viseur de Ségolène royal © Maxppp

L'avenir n'est plus "royal" pour le loup. Face à la recrudescence des attaques de troupeaux, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a signé la semaine dernière un arrêté permettant l'abattage de 36 loups par an en France.

Pour une fois, une hausse des prélèvements de loups fait des heureux en France. Les éleveurs et bergers dénoncent depuis des années les dégâts causés par le loup dans les troupeaux. Ils ont appris ce week-end une révision à la hausse du nombre de loups pouvant être abattus pour préserver l'élevage. Désormais, si besoin, ce ne sont plus 24 mais 36 prélèvements qui pourront être effectués sous contrôle strict des préfectures. Autre nouveauté, les chasseurs pourront sous condition participer aux battues.

Du coté des associations de protection de la nature, on est beaucoup moins enthousiastes que les éleveurs. La FRAPNA (Savoie, Haute-Savoie) dénonce "un coup de com' " du ministère de l'Écologie et affirme par la voix de son vice président qu'elle sera très vigilante vis à vis des prélèvements de ce prédateur. On estime que le loup est à l'origine de plus de 6.000 attaques dans les troupeaux. Samedi dernier, 2.000 éleveurs ont manifesté en Ariège pour dénoncer la présence des prédateurs sauvages.

George Erome, vice président de la FRAPNA