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Environnement

Sécheresse : l'irrigation sous haute surveillance en Auvergne

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Pendant l'arrêté sècheresse, c'est l'agence française pour la biodiversité qui est chargée de faire respecter les mesures de restriction. Les agents assermentés patrouillent dans les champs mais aussi dans les villes !

Les cultures ont soif.
Les cultures ont soif. © Radio France - Claudie HAMON

Ennezat, Puy-de-Dôme, France

L'Auvergne a soif.  L'Allier, le Puy-de-Dôme et  la Haute-Loire sont en état de vigilance sècheresse. L'état d'alerte est même déclenché sur certains bassins  Allier aval, de l'Allagnon et la l'Allier-Loire amont où l'arrosage des jardins est interdit, sauf pour les potagers autorisé seulement entre 20 heures et 8 heures du matin. Les particuliers sont concernés, mais aussi les agriculteurs qui doivent s'organiser pour arroser à tour de rôle. C'est le cas pour le bassin de l'Ambène du côté d'Ennezat dans le Puy-de-Dôme où l'irrigation en milieu naturel n'est pas interdit, seulement contrôlé. Sur place, huit agents de l'Agence française pour la biodiversité (autrefois Office national de l’eau et des milieux aquatiques) patrouillent dans les champs mais aussi en ville. 

Le bassin de l'Ambène est en dessous du débit réservé. - Radio France
Le bassin de l'Ambène est en dessous du débit réservé. © Radio France - Claudie HAMON

Entre 40 et 60% de précipitation en moins

"Tous les matins nous contrôlons les stations hydrométriques des cours d'eau géré par la DREAL", explique Nathalie Nicolo, responsable du bureau politique territoriale de l'eau à la Direction Départementale des Territoires 63, "cela nous permet de contrôler l'évolution des débits et en ce moment certains cours d'eau sont très bas, bien en dessous du débit réservé". 

Un agent de l'agence française pour la biodiversité contrôle un agriculteur. - Radio France
Un agent de l'agence française pour la biodiversité contrôle un agriculteur. © Radio France - Claudie HAMON

C'est le cas par exemple des cours d'eau du bassin de l'Embène, la Morge, le Bedat qui ont dépassé leur débit réservé, le débit minimum obligatoire. "C'est assez exceptionnel à cette période", précise Nathalie Nicolo, "dans ce cas, on prévient les agriculteurs du secteur par SMS qu'ils doivent réduire leurs fréquences d'irrigation. Placés sous la houlette de la chambre d'agriculture,  ils doivent organiser les tours d'eau, un planning d'arrosage."

Un agent de l'agence française pour la biodiversité contrôle le matériel d'irrigation d'un agriculteur. - Radio France
Un agent de l'agence française pour la biodiversité contrôle le matériel d'irrigation d'un agriculteur. © Radio France - Claudie Hamon

Si un agriculteur irrigue malgré l'interdiction totale, il risque jusqu'à 1 500 euros d'amende.