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Climat – Environnement DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Sécheresse : au troisième mois de restrictions, les entreprises à la peine dans le Nord Franche-Comté

mardi 6 novembre 2018 à 18:15 Par Emilie Pou, France Bleu Belfort-Montbéliard

La sécheresse perdure dans le Nord Franche-Comté. La préfecture du Territoire de Belfort a même prolongé le niveau "crise" pour un mois, prolongeant du même coup les interdictions et restrictions d'eau. Certaines professions qui vivent grâce à l'eau commencent donc sérieusement à souffrir.

Les stations de lavage du Territoire de Belfort son quasi vides depuis le 5 septembre dernier
Les stations de lavage du Territoire de Belfort son quasi vides depuis le 5 septembre dernier © Radio France - Manon Klein

Franche-Comté, France

La sécheresse est toujours d'actualité dans le Nord Franche-Comté. Le Territoire de Belfort vient de renouveler pour un mois son arrêté de niveau crise, le Doubs et la Haute-Saône maintiennent aussi leurs restrictions draconiennes. Le phénomène dure donc, et cela commence à avoir des répercussions économiques importantes, notamment sur les professions qui vivent grâce à l'eau. 

Si ça continue, j'irai travailler à l'étranger"

Dans les stations de lavages du Territoire de Belfort, qui sont quasiment à l'arrêt complet depuis plus de deux mois, les pertes nettes sont très importantes. Yoann Graff est gérant d'une de de ces stations à Valdoie et il est à bout: " _j'ai déjà perdu 20 000 euros, et je n'ai aucune information de la préfecture, malgré une réunion il y a quinze jours_. Ça commence à être vraiment difficile". Dans le bâtiment aussi certains artisans commencent sérieusement à tirer la langue, c'est par exemple le cas des façadiers, qui ont besoin d'eau dans leur métier. Certains ont dû arrêter leur activité, ou reporter des chantiers. Hassan Akcay est façadier à Andelnans, il s'inquiète surtout pour les prochains mois: "si ça continue encore ça sera vraiment difficile. Moi je suis prêt à travailler à l'étranger pour continuer à faire vivre mon entreprise et mes employés".

Certains façadiers ont du arrêter ou reporter des chantiers - Radio France
Certains façadiers ont du arrêter ou reporter des chantiers © Radio France - Emilie Pou

La piscine d'Etueffont toujours désespérément vide

Difficile aussi pour certaines collectivités locales. A Etueffont, la piscine intercommunale est vide depuis plus de deux mois et les pertes commencent à être très inquiétantes. 100 00 euros perdus en budget de fonctionnement , 15 000 euros perdus en terme d'abonnements et surtout, neuf employés au chômage technique. Christian Coddet le président du syndicat de gestion de la piscine ne cache plus sa colère: " On a aucune information. Et puis on a l'impression désagréable qu'il y a deux poids deux mesures. A Giromagny, les fontaines fonctionnent. Les piscines comme celle de Belfort ont besoin d'eau pour fonctionner. La piscine d'Etueffont semble être la seule victime majeure de cette situation". 

la piscine d'Etueffont est vide depuis plus de deux mois - Radio France
la piscine d'Etueffont est vide depuis plus de deux mois © Radio France - Emilie Pou

Il y a une sorte de vide juridique"

Quelles sont les solutions? _"Pour les entreprises, il n'y a pas grand chose à faire, car tout ça n'est pas considéré comme une catastrophe naturelle et il n'y a pas de système de calamité comme pour le monde de l'agriculture, on est un peu face à un vide juridique. Ce qu'on appelle le trou de garantie. Il faut que les pouvoirs publics fassent évoluer tout ça, car ces événements sont amenés à se reproduire", s_elon Louis Deroin, le président dans le Nord Franche-Comté de la CGPME, le syndicat des petites et moyennes entreprises. 

Du côté des préfectures, on répond qu'une des solutions possibles c'est le chômage partiel. La demande peut être adressée par les employeurs aux services de l'Etat, (ça peut se faire sur internet). L'Etat peut ensuite prendre en charge en partie le salaire de ces personnes "privées de leur emploi à cause d'intempéries à caractère exceptionnel".