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Environnement

Sécheresse : des fermetures anticipées de la pêche en Côte-d’Or

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Par , France Bleu Bourgogne

En Côte-d'Or, le niveau des rivières baisse fortement, à tel point que des associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique promulguent la fermeture anticipée de la pêche, sur certains secteurs classés en première catégorie.

A Genlis, la Tille coule encore, mais à un faible débit
A Genlis, la Tille coule encore, mais à un faible débit © Radio France - Jacky Page

Côte-d'Or, France

On ne pêche plus dans certains secteurs classés en première catégorie en Côte-d'Or. La pêche devait se refermer le 15 septembre, mais plusieurs associations de pêcheurs ont décidé une fermeture anticipée, compte-tenu de la sécheresse et du débit extrêmement faible des rivières. C'est le cas par exemple sur le Rhoin à Savigny-lès-Beaune et sur la Vouge à Gilly-lès-Citeaux.  Également sur la Tille à Genlis et Avot, et sur l'ensemble des parcours de l'association "La Saumonée" d’Is-sur-Tille, sur la Tille, l’Ignon et la Venelle.

Déjà l'équivalent de ce qu'on relève à la mi-septembre d'une année sèche

Dans le département, le bassin de l'Arroux, qui coule dans le pays d’Arnay-le-Duc est le plus touché, selon Jean-Pierre Sonvico, le président de la Fédération départementale de pêche. La situation hydrologique en Côte-d’Or le préoccupe : « nous sommes à peu près au niveau d’un 15 septembre d’une année sèche habituelle. Donc vous voyez, on peut être assez inquiets, en n’étant qu’au début du mois d’août ». Le faible débit s’explique, dit-il, par des nappes qui n’avaient pas été assez rechargées par les pluies d’automne et d’hiver. Des sources étaient taries dès la mi-juin.

A Genlis, Michel Raes a dû se résoudre la mort dans l’âme à arrêter la pêche dans la Tille dès le 1er août. Il n’avait pas le choix. Debout sur la berge, le président de l’AAPPMA Tille et Norges désigne un endroit où à la faveur d’une petite retenue, des poissons, surtout des chevesnes, ont trouvé refuge. Et pourtant, il n’y a guère de profondeur, une trentaine de centimètres tout au plus, là où on mesure un bon mètre en temps ordinaire.

Michel Raes, président de l'AAPPMA Tille et Norges à Genlis, a dû se résoudre à fermer la pêche dans la Tille, mais on peut encore pêcher dans la Norges - Radio France
Michel Raes, président de l'AAPPMA Tille et Norges à Genlis, a dû se résoudre à fermer la pêche dans la Tille, mais on peut encore pêcher dans la Norges © Radio France - Jacky Page

Le manque d'oxygène menace les poissons

« Ce n’est plus possible, on ne peut plus pêcher là-dedans ». Les poissons nobles, comme les truites, ont depuis longtemps déserté le secteur pour aller chercher des eaux plus oxygénées. Car c’est le risque pour la faune aquatique : « si la canicule continue, le poisson, à 20, 22° de température de l’eau, on va le retrouver sur le dos. Il sera mort asphyxié ».

Dans ce contexte, il n'y a pas de solution, selon Jean-Pierre Sonvico, pour la fédération départementale : « il est impossible de faire des pêches de sauvetage, parce que déjà, où remettre le poisson ? Si on transporte des poissons pour les mettre dans une zone où il y aurait un peu plus d’eau, on va créer une surpopulation qui va augmenter le problème ». La seule solution, à Genlis, Michel Raes l'attend du ciel : « deux ou trois orages, ça suffirait pour remplir un peu la rivière. Il faut de l’eau ».