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Agriculture – Pêche

Sécheresse en Dordogne : les agriculteurs doivent déjà puiser dans les stocks d'hiver

mardi 2 octobre 2018 à 17:30 Par Audrey Dumain, France Bleu Périgord

A cause du manque de pluie ces derniers mois, les agriculteurs sont obligés de puiser dans les stocks de fourrages d'hiver pour nourrir les bêtes. Seulement, ça coûte de plus en plus cher. La chambre d'agriculture de Dordogne espère obtenir une aide financière de l'Etat rapidement.

Sécheresse dans un champ (illustration)
Sécheresse dans un champ (illustration) © Maxppp -

Périgueux, France

"Si on va chez moi, c'est à peu près comme le Larzac : depuis trois mois, il n'y a que des cailloux !" : Pierre-Henri est éleveur de bovins et de poulets en Dordogne. Comme tous ses collègues, à cause de la sécheresse, il est obligé de puiser dans les stocks de fourrages prévus pour la période hivernale et c'est bien trop tôt : "Les bêtes mangent l'herbe dans les prés jusqu'à début novembre habituellement". L'agriculteur de Grèzes a déjà épuisé un tiers de son stock. 

Coûts de production plus élevés

Pour nourrir leur bêtes, les éleveurs sont donc obligés d'acheter leurs fourrages à l'étranger. Seulement, à cause de la spéculation, le fourrage peut se vendre deux fois plus cher, selon Yannick Francès, vice-président de la chambre d'agriculture de Dordogne. 

C'est là que l'effet domino commence : "Les fourrages coûtent plus cher, donc les éleveurs se débarrassent de leurs bêtes mais comme il y a trop d'animaux sur le marché, ils sont dévalués", poursuit Yannick Francès. Les coûts de production augmentent donc, et les revenus des éleveurs s'annoncent forcément moins élevés. "On pourrait augmenter le prix du produits, on sait que ce ne sont pas les agriculteurs qui décident", ajoute Pierre-Henri. 

Une aide financière de l'Etat ?

Pour s'en sortir, la chambre d'agriculture de Dordogne espère une aide financière de l'Etat, "pour permettre aux éleveurs de nourrir leur bête." Elle a déjà tiré la sonnette d'alarme en août. Pour le moment, difficile d'évaluer les besoins, car la chambre préfère attendre la fin de la période de sécheresse. 

En attendant, "le seul espoir c'est la pluie", conclut le vice-président. "Si il pleut dans les prochains jours, il fera encore assez chaud pour faire pousser de l'herbe, ensuite il sera trop tard"'. Ce n'est pourtant pas la tendance : dans le Périgord, Météo France ne prévoit, pour le moment, pas de pluie d'ici la fin de la semaine.