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Environnement

Sécheresse : les agriculteurs du Puy-de-Dôme souffrent du manque d'eau

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après l'hiver, c'est le printemps qui est sec dans notre département. Et les agriculteurs s'en plaignent, car le manque de précipitations se fait sentir. Exemple à Lezoux ou le céréalier Dominique Gagnadre voit sa terre fendue par endroits.

 Le céréalier Dominique Gagnadre a peur de ne pas avoir de rendement
Le céréalier Dominique Gagnadre a peur de ne pas avoir de rendement © Radio France - Mickaël Chailloux

Lezoux, France

L'année 2018 avait été marquée par une grande période de sécheresse. L'année 2019 risque de voir le même scénario se répéter. "Il nous faut de l'eau" explique sereinement Dominique Gagnadre, céréalier à Lezoux. "Pour aller chercher l'humidité, il faut aller loin dans les terres. Certains grains de blé n'ont pas germé" s'alarme ce sexagénaire qui travaille dans ce milieu depuis 1983. 

"Je n'ai jamais vu ça. J'ai déjà vu des printemps très secs, mais qui suivait un hiver avec beaucoup d'eau. Là, il n'y a rien !"

La pluie prévue ne sera pas suffisante 

Dominique Gagnadre possède 120 hectares de céréales. Mais sur ses terrains, en pleine Limagne, il ne peut pas irriguer ses champs autrement que par de l'eau de pluie. "La moitié de l'exploitation (céréales, paille) souffre et le rendement est bien compromis, sauf s'il pleut tout de suite. En revanche, concernant les betteraves, tournesols et maïs, rien n'est perdu. Mais il faudrait que les pousses sortent avant le premier mai." Sauf que les relevés hydrologiques n'indiquent rien de bon. "1 cm d'eau mouille 30 cm de terre sèche. Autrement dit, si on prenait 100 mm de pluie, personne ne pleurerait." 

Sur ce champ de blé, la terre s'est fendue par endroit  - Radio France
Sur ce champ de blé, la terre s'est fendue par endroit © Radio France - Mickaël Chailloux

Un comité hydrologique prévu la semaine prochaine en préfecture 

Les agriculteurs qui sont à plus de 1 000 mètres d'altitude ont eu légèrement plus de chance. Mais, la encore, rien de glorieux. Cela pose déjà des problèmes de trésorerie aux agriculteurs comme Dominique Gagnadre, qui hésite à puiser dans ses réserves afin de combler les trous. "On a fait des investissements sur les graines ou les produits pour l'entretien des engins. A l'automne, ça risque d'être dur." Pour s'adapter à ce déficit hydrique, Dominique Gagnadre va devoir s'activer.Sur certaines parcelles, "on va passer la herse rotative en roulant à 6 km/h. On va mettre trois fois plus de temps pour faire un hectare", s'alarme-t-il.

"On double les coûts d'installation de la culture. Si c'est pour ne pas avoir de résultats, c'est dommage"

La préfecture a été avertie de ce problème de sécheresse. Un comité hydrologique est prévue à la Direction Départementale des Territoires la semaine prochaine. 

Plus d'aides concernant la sécheresse 2018

La sécheresse de l'année dernière fait aussi l'objet d'une mobilisation des pouvoirs publics, afin d'aider les agriculteurs touchés. La région Auvergne-Rhône-Alpes avait lancé le 26 novembre dernier un grand plan afin d'indemniser les éleveurs souffrant de la sécheresse. De 15 millions d'euros, ce plan bénéficie aujourd'hui d'une enveloppe supplémentaire afin de répondre à l'afflux de dossiers. 

1832 demandes sont concernées dans le Puy-de-Dôme, mais aussi 2 112 dans l'Allier, 2 856 dans le Cantal et 1 702 en Haute-Loire. Pour rappel, l'aide forfaitaire de la région est comprise entre 300 et 2 000 euros selon les cas. 

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