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Environnement

Strasbourg : des jardins partagés à l'heure de la permaculture

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu

Le rapport du GIEC, publié jeudi 8 août, recommande d’avoir recours à des modes de culture plus respectueux pour les sols, pour limiter le réchauffement climatique. À Strasbourg, certains jardins partagés ont pris de l’avance. Exemple avec celui de Saint Gall, dans le quartier de Koenigshoffen.

Élisée Ouya devant une culture de choux et de cacahuètes
Élisée Ouya devant une culture de choux et de cacahuètes © Radio France - Jeanne Daucé

Strasbourg, France

Prudence avec nos sols, usés par une agriculture qui a parfois trop recours à des substances nocives. Telle est l’alerte des experts du Giec, qui, dans leur rapport publié ce jeudi 8 août, recommandent notamment de changer nos modes de culture pour limiter le réchauffement climatique.

À Strasbourg, certains jardins partagés ont déjà sauté le pas, comme celui de Saint Gall, dans le quartier de Koenigshoffen. On y fait de la permaculture depuis plus de quatre ans. 

Règle numéro une : pas de pesticide : "Nos tomates, par exemple, ne sont pas traitées, explique Élisée Ouya, coordinateur du jardin pour l’association Germes d’Espoir. Elles ne sont pas sous un abri, mais en champ libre. On a juste planté du basilic au pied des plants pour donner du goût aux tomates."

Pas de pesticide et des plantes associées

Car en plus du goût, le basilic aide la tomate à pousser plus vite et éloigne les insectes. On parle d’associations de plantes : l’idée de planter côte à côte certains légumes qui se protègent et accélèrent la croissance de l’un l’autre, comme le poireau et la carotte ou l’aubergine et le céleri rave par exemple. 

À gauche, poireaux et carottes poussent côte à côte ; à droite les aubergines voisinent avec le céleri rave - Radio France
À gauche, poireaux et carottes poussent côte à côte ; à droite les aubergines voisinent avec le céleri rave © Radio France - Jeanne Daucé

Autre règle dans ce potager de 1600 mètres carré : on ne traque pas les mauvaises herbes. En clair, la nature reprend ses droits : "On ne fait pas du rendement pour le rendement, souligne Élisée Ouya. On tente des expériences pour le plaisir et si ça marche, on continue l’année suivante." Et ça vaut le coup selon ce maraîcher de formation : "Nos carottes, quand on les sort, ont un vrai goût de carotte, pas un goût de flotte. Quand on voit le résultat, ça donne envie de continuer, même si le travail peut parfois être fatigant."

Qui dit permaculture, dit pas de traque des mauvaises herbes dans les plantations - Radio France
Qui dit permaculture, dit pas de traque des mauvaises herbes dans les plantations © Radio France - Jeanne Daucé

Car il faut être patient : certaines cultures ne donnent parfois qu’après plusieurs années. Mais qu’importe : la joie de remplir son panier avec ses propres légumes est plus forte selon Diana, jardinière bénévole de 24 ans : "Il y a de la fierté quand on plante des graines et qu’on voit le résultat des semaines ou des mois plus tard, qu’on mange le légume en question, on se dit « Wouah, c’est moi qui ai fait pousser ça ! »."

"Apprendre à être autonome" sur le plan alimentaire

Dans ce potager, pour arroser le moins possible, on enfouit sous de la paille certains légumes, comme la patate douce... et on laisse faire l’humidité. 

La technique du "paillage" permet d’apporter une humidité permanente aux légumes - Radio France
La technique du "paillage" permet d’apporter une humidité permanente aux légumes © Radio France - Jeanne Daucé

Une culture plus ancestrale, qui a un côté ludique mais aussi vital, selon Isabelle Schwebel, de l’association Germes d’Espoir : "On a des craintes quand on entend les scientifiques parler de l’état de notre planète, des ressources naturelles qui s’épuisent. Alors il faut _apprendre aux familles les techniques du maraîchage pour être autonomes_, mais aussi avoir des légumes sains."

À terme, les jardins Saint Gall ambitionnent d’être autosuffisants, notamment en laissant pousser leurs légumes sans utiliser une seule goutte d’eau.