Climat – Environnement

Sur le marché de Dijon, les sacs en plastique n'ont plus la pêche

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne mardi 27 décembre 2016 à 18:02 Mis à jour le mardi 27 décembre 2016 à 18:28

Les sacs en papier de plus en plus utilisés
Les sacs en papier de plus en plus utilisés © Radio France - Jacky Page

Déjà interdits à la caisse des magasins, les sacs en plastique à usage unique seront prohibés partout à partir du 1er janvier 2017. Resteront autorisés les sacs faits dans une matière biodégradable. Sur le marché de Dijon, les commerçants attendent sereinement le changement.

« Elle est belle ma clémentine, elle est bonne ! ». Sur le marché de Dijon, les clameurs des marchands perpétuent la tradition. Un changement est toutefois déjà perceptible : les sacs en plastique dans lesquels les commerçants emballaient les marchandises depuis plusieurs décennies cèdent progressivement la place aux sacs en papier kraft.

Au stand de fruits et légumes de François Dautrey, une cliente passe sa commande et tend au commerçant plusieurs sacs en papier soigneusement pliés. « J’avais envie de les rapporter pour faire des économies en écologie. Tant qu’ils ne sont pas abîmés, ils peuvent resservir ». Ce geste n’étonne pas le marchand. Comme d’autres sur le marché dijonnais, il a constaté une tendance à la réutilisation des sacs censés être à usage unique.

Moins de sacs, plus écologiques

Pour sa part, il a réduit de moitié en quelques années, la quantité des emballages qu’il écoule. Il utilise des sacs en papier et plus rarement d’autres en plastique non biodégradable, bien pratiques pour emballer les produits juteux, comme les betteraves rouges cuites.

A partir du 1er janvier, il faudra les remplacer par des sacs biodégradables fabriqués avec de l’amidon de pomme de terre ou de maïs. « Ils coûtent cinq fois plus cher », regrette un autre commerçant. Mais il sera difficile de s’en passer. Il affirme que si le sac en papier convient aux fruits, certains légumes comme les carottes, se conservent mieux dans le plastique.

Des clients vont même plus loin et se passent complètement de sacs. Comme celui-ci qui vient d’acheter des citrons, et les fait mettre directement dans son cabas. De toute évidence, ici, le sac en plastique issu de la pétrochimie ne sera pas regretté.