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Climat – Environnement

TEMOIGNAGE : l'un des militants de Greenpeace raconte l'intrusion dans la centrale nucléaire de Cattenom

lundi 26 février 2018 à 18:05 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Avant le procès ce mardi des huit militants de Greenpeace entrés le 12 octobre dans la centrale de Cattenom, France Bleu Lorraine a recueilli le témoignage de l'un de ces militants anti-nucléaires. Il affirme qu'ils sont entrés facilement sur le site, ce qui pose question selon lui.

Les militants de Greenpeace ont tiré un feu d'artifice dans l'enceinte de la centrale de Cattenom - Capture d'écran Youtube
Les militants de Greenpeace ont tiré un feu d'artifice dans l'enceinte de la centrale de Cattenom - Capture d'écran Youtube

Cattenom, France

Le procès des huit militants de Greenpeace qui étaient entrés dans centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) le 12 octobre 2017 doit se tenir ce mardi 27 février. Une intrusion spectaculaire pour dénoncer la fragilité des piscines de stockage des combustibles nucléaires usés. Une première audience avait été renvoyée à la demande des parties en janvier. Les militants sont poursuivis pour "intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires". Ils encourent cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Pour la  fois, le directeur général de l'association anti-nucléaire est aussi visé par la plainte d'EDF, gestionnaire de la centrale.   

Avant ce procès, France Bleu Lorraine a joint l'un des 8 militants entrés dans la centrale de Cattenom. Maxime, 35 ans, cadre dans l'agro-alimentaire en Normandie, affirme qu'ils sont entrés facilement dans le site nucléaire, ce qui pose question.   

Ce 12 octobre au matin, il faut 8 minutes aux gendarmes pour interpeller les militants de Greenpeace dans la centrale. Suffisant selon EDF, trop long pour Maxime, il était déjà au pied de piscines de stockage:  "Ils ont encore des efforts à faire puisqu'on a pu approcher très près de ces piscines, rentrer très profondément dans la centrale, passer deux clôtures et lorsque quelqu'un est arrivé pour nous interpeller, on avait déjà allumé les feux d'artifice".  

On était clairement identifié, on avait une banderole, donc on savait qu'ils n'allaient pas nous tirer dessus

De son côté, EDF dénonce l'inconscience des militants, sous-entendant que les gendarmes auraient pu tirer. Mais Maxime se défend d'être une tête brûlée: "Le peloton de gendarmerie qui est localisé sur les centrales n'a pas le droit de tirer, sauf en cas de légitime défense. Et on a agi de manière non violente et dans le calme. On était clairement identifié, on avait une banderole, donc on savait qu'ils n'allaient pas nous tirer dessus".  

Il a un gros problème de solidité des murs des piscines de stockage

Qu'attend-il du procès? Surtout parler du pourquoi de leur action: un rapport sur la fragilité des piscines de stockage des combustibles nucléaires usés :  "Ce que j'attends, c'est qu'on puisse s'exprimer, vraiment expliquer pourquoi on a fait ça, que c'était pas simplement des mots sur un rapport mais que c'était vraiment faisable d'atteindre ces piscines. Il y a un gros problème de solidité de ses murs". 

A l'avenir, en tout cas, Maxime ne tentera plus d'entrer dans une centrale. Si j'ai du sursis, je risque ensuite la prison et ce n'est pas là, dit-il, que je serai utile au combat anti-nucléaire.