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Climat – Environnement

TÉMOIGNAGES - "Bombe atomique", "villes dévastées", pillages : ils nous racontent l'ouragan Irma

jeudi 7 septembre 2017 à 16:40 - Mis à jour le jeudi 7 septembre 2017 à 20:37 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

"Scène d'horreur", "cauchemar" : le passage de l'ouragan monstre Irma, qui poursuit sa route dans les Caraïbes, a fait au moins six morts dont cinq dans les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin, où arrivent désormais les secours. Voici quelques témoignages rassemblés par France Bleu.

L'île de Saint-Martin dévastée après le passage de l'ouragan Irma.
L'île de Saint-Martin dévastée après le passage de l'ouragan Irma. © Reuters -

L'ouragan Irma est le cyclone de cette intensité le plus long jamais enregistré dans le monde par les services météorologiques, affirme jeudi Météo France. Irma a dévasté Saint-Martin et Saint-Barthélémy mercredi soir, en tuant au moins six personnes. Les habitants nous ont raconté ce qu'ils ont vu et entendu, pendant et après la tempête.

À LIRE AUSSI : Les premières images de Saint-Martin dévastée

"C'était le paradis, c'est devenu l'enfer sur terre"

Nathalie, une limougeaude installée depuis six mois sur l'île de Saint Martin, a vu son nouveau cadre de vie dévasté en quelques heures. C'était le paradis, "c'est devenu l'enfer sur terre, c’est un tas de ruine, il n’y a plus rien" raconte-t-elle. "Ce qu’on a vécu dans la nuit de mardi à mercredi enfermés dans la salle de bain, c’est très traumatisant. Ce qui me choque beaucoup aujourd’hui ce sont les pillages, les bagarres, ça rajoute au traumatisme".

"Comme soufflé par une bombe atomique"

"On a passé la nuit dans une salle de bains", raconte Dany qui vit sur les hauteurs de Galisbay, dans l'agglomération de Marigot. "On avait mis une machine à laver pour ne pas que la porte s'ouvre". Dany a attendu plusieurs heures pour sortir et décrit un paysage apocalyptique à Guadeloupe 1ère. "On a l'impression que ç'a été soufflé par une bombe atomique".

"Le rideau anticyclone est totalement plaqué à la fenêtre"

"Heureusement que j'ai ce rideau anticyclone", raconte cet habitant de Marigot, qui témoigne alors que la tempête fait rage au dehors. "Ça évite que ma baie vitrée gonfle trop", ajoute-il. "Je ne vous dis pas la puissance qu'il y a dehors", conclut-il en nous faisant le bruit impressionnant que fait le vent.

"Des toits qui s'envolent, des pans de mur qui se cassent"

"Des vents violents, des trucs qui explosent, des toits qui partent, des pans de mur qui se cassent". Ce témoin, qui loge à l'hôtel Beach Plaza de Saint-Martin, raconte une situation "terrible". "Je m'attendais à des dégâts, mais pas à ce point".

"La préfecture et l'hôpital sont dévastés"

"C'est une scène véritablement apocalyptique", selon ce témoin joint à Marigot. "J'ai pu circuler un peu dans les rues, transformées en rivière", raconte-t-il. "La préfecture est dévastée, l'hôpital aussi a perdu son toit". Il évoque aussi la présence de pilleurs. "C'était un flux ininterrompu de jeunes qui passaient dans les rues avec des téléviseurs ou du matériel hi-fi".

"Avec des vents de 300 km/h, personne n'est dehors"

Mireille Berard vit sur les hauteurs de Margot à Saint-Martin. "On en a encore pour quatre heures de vents très violents", racontait-elle à France Bleu Vaucluse il y a quelques heures, tout en faisant écouter les rafales de vent via son téléphone jeudi soir. "Bien que je sois dans une résidence très protégée, tous les véhicules sont endommagés".

"Tout est détruit, on manque d'eau"

Manuel Gréaux et Steeven Lacaze, à l'abri dans leur voiture à Gustavia (capitale de Saint-Barthélémy), ont raconté leur nuit et lancé un appel à l'aide. "On est livrés à nous-mêmes, aucun moyen de communication, plus d'électricité", expliquent-ils dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux et relayée par Guadeloupe 1ère. "Saint-Barthélémy n'est plus qu'un morceau de caillou vide".