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Climat – Environnement

Tempête Eleanor : onze communes de la Manche obtiennent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle

jeudi 3 mai 2018 à 17:54 Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin et France Bleu

Onze communes de la Manche ont obtenu la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle après les inondations et coulées de boue du mois de décembre et janvier dernier.

Le quartier de la Chaussée à bricquebec est l'un de ceux qui avait été le plus touché par les inondations
Le quartier de la Chaussée à bricquebec est l'un de ceux qui avait été le plus touché par les inondations © Radio France - Jacqueline FARDEL

Bricquebec, France

En janvier, c'est la tempête Eléanor qui avait frappé la côte ouest de la Manche. Dans ce secteur, 6 communes obtiennent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle :  Agon-Coutainville, Bréhal, Vicq-sur-Mer, Granville, Saint-Jean-le-Thomas et Saint-Pair-sur-Mer. Dans les terres, Avranches et Saint-Jean-de-la-Haize ont aussi été retenues. 

Un peu avant, en décembre, c'est la tempête Ana, qui avait causé des dégâts à  Bricquebec-en-Cotentin,  Valognes ou encore Picauville.   

"J'ai toujours peur que ça recommence."

La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle va permettre d'accélérer les procédures de remboursement, ce qui soulage les habitants comme Claire. Elle habite à Bricquebec la résidence de la Chaussée, quartier qui a été inondé en décembre. C'est le cours d'eau de l'Aisy, juste à côté, qui était monté brusquement. Elle a eu jusqu'au 60 centimètres d'eau dans sa maison. Cinq mois après, c'est toujours dur, à la fois aux niveaux psychologique et matériel :

"J'ai perdu tous mes meubles, les vêtements, les souvenirs des enfants, des mariages des enfants. L'eau montait, montait. Et puis la boue. Il y a encore des meubles que je n'ai pas pu racheter. C'est sûr que ça va faire du bien si on peut avoir une aide supplémentaire. J'ai toujours peur que ça recommence. Ils disent qu'ils font faire une digue...mais bon. Quand il pleut trop, je rentrer pour surveiller. J'ai monté tous mes meubles sur 30 centimètres : la peur que ça recommence." Claire, habitante de Bricquebec.

Eviter que cela se reproduise

Indemniser, c'est bien ; prévenir, c'est encore mieux, disent les élus, qui, 5 mois après les tempêtes, essaient d'imaginer des solutions pour que ce genre de scénario ne se reproduise pas, comme dans le secteur de Picauville, où des travaux vont être engagés. Idem à Bricquebec, où une réflexion est en cours avec les services de la DDTM pour des solutions à court et long terme. La reconnaissance de catastrophe naturelle peut aider, dit Patrice Pillet, le maire de Bricquebec :

Cela donne en matière de priorité de travaux un intérêt particulier. La commune sera regardée par les services de l'agglomération et de l'Etat comme un secteur privilégié où il faudra faire des travaux de manière urgente pour éviter que ça se reproduise" - Patrice Pillet, maire de Bricquebec

Les sinistrés ont 10 jours ( jusqu'au 12 mai)  pour déposer leurs dossiers auprès de leurs compagnies d’assurances