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Dossier : Tempête Klaus, 10 ans après

Tempête Klaus : ce 24 janvier 2009 qui a marqué les Landes

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

C'était il y a tout juste dix ans. Le 24 janvier 2009, la tempête Klaus s'abat sur les Landes. Les dégâts sont impressionnants, le département dévasté. France Bleu Gascogne consacre une journée spéciale sur l'une des pires tempêtes qu'ait connue la région.

Il est 4h30 ce matin du 24 janvier 2009, quand la tempête Klaus touche les Landes. Au réveil, les dégâts sont impressionnants, comme ici à Sabres
Il est 4h30 ce matin du 24 janvier 2009, quand la tempête Klaus touche les Landes. Au réveil, les dégâts sont impressionnants, comme ici à Sabres © Radio France - Bernard Tessier

C'était il y a tout juste dix ans. Le 24 janvier 2009, la tempête Klaus s'abat sur les Landes. Les dégâts sont impressionnants, le département dévasté. France Bleu Gascogne consacre une journée spéciale à ce jour qui a marqué les Landes. Retour, avec des sons d'archives, sur l'une des pires tempêtes qu'ait connue la région.

Le vendredi 23 janvier 2009, à 16h18, Météo France émet la première alerte rouge de la région pour une tempête depuis la création du système de vigilance en 2001. Sont concernés les départements de la Gironde, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, le Gers, la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées. La région attend donc Klaus et retient son souffle. 

172 km/h à Biscarrosse

C'est à 4h30 du matin ce samedi 24 janvier 2009, que la tempête se lève sur l'Aquitaine. Sur la départementale 834, la route entre Saint-Pierre-du-Mont et la Gironde, quelques voitures tentent de circuler. Il est 7 heures, il pleut, les arbres plient, se brisent, se couchent. Au niveau de Geloux, Stéphanie Hildenbrandt croise Giovanni, tronçonneuse à la main : "Je travaille en discothèque et à la fin du boulot, cette nuit, des gens m'ont dit qu'il y avait une tempête. Je n'étais pas au courant." Des habitants déblaient la route pour rentrer chez eux : "Là, on a peur. On partait pour embaucher..."

Entre 6 heures et 10 heures, le vent se déchaîne  : 141 km/h à Mont-de-Marsan, 172 km/h à Biscarrosse, 137 km/h à Dax. Christian Nolibois, aujourd'hui décédé, était alors maire de Campagne. Il vient témoigner à France Bleu Gascogne : "Le toit de la salle de sport s'est envolé. Je n'ai jamais vu ça de ma vie." 

230.000 hectares de forêt sont à terre, les toits s'envolent, les cheminées s'effondrent. À Villeneuve-de-Marsan, ce couple a eu beaucoup de chance : "Le toit du grenier est tombé dans la chambre, nous on dormait et puis on a atterri dans la salle à manger, en bas. C'est en montant à l'étage qu'on se demande comment on s'en est sorti."

C'est l'apocalypse

À 10 heures, le plan Orsec est déclenché. Le vent commence à faiblir et c'est un spectacle de désolation que découvrent les Landais : "Un désastre. La catastrophe, tout est haché, comme s'il y avait une guerre. C'est pire qu'en 1999. C'est l'apocalypse, c'est un spectacle qui fait mal au cœur." 

60% du massif forestier landais est à terre. Pierre Latry, maire de Saint-Justin se désole : "C'est dur, ce qu'on a sous les yeux. Peut être qu'on va mourir sans revoir les paysages que l'on a connus. Le bon côté des choses, c'est qu'on se rend compte que la solidarité existe."

Le calme revient dans l'après-midi. Mais, le bilan est lourd dans les Landes, quatre morts, des routes dévastées et 200.000 foyers privés d’électricité. En urgence, des groupes électrogènes sont déployés, comme à Nerbis où les habitants sont "contents de voir arriver des hommes "bleus". De la lumière, ah ! Super ! Merci !"

Plus d'eau pour certains, plus de téléphone pour beaucoup. Les routes sont impraticables. Certains Landais vont se retrouver coupés du monde pendant plusieurs jours, notamment à Rion-des-Landes : "Une petite route qui mène à deux, trois maisons, qui sont toujours isolées. On est en train d'essayer d'arriver à ces maisons... Ça fait plaisir de voir quelqu'un... Vous savez, j'ai eu très peur... On ne peut pas sortir, on ne voit personne... C'est difficile..."

La tempête Klaus, un spectacle de désolation, mais c'est aussi une solidarité qui va durer des semaines. Vous en avez été témoin sur France bleu Gascogne. 

10 ans après, Klaus est toujours dans la tête des Landais

Dix après le passage de la tempête, difficile d'oublier. Tous les Landais se souviennent de ce 24 janvier 2009 : "J'étais bloqué chez moi, coupé de tout, je n'avais que la radio à piles qui fonctionnait. Ça été un gros choc, surtout un gros choc visuel sur la forêt landaise. Les routes qu'on prenait d'habitude avec plus d'arbres... On a eu très très peur, les arbres sont tombés sur notre garage et le matin, quand vous vous levez et que vous voyez les branches au ras de la maison... Ça a été... Après, on est parti se promener et on a pleuré, quand on a vu la catastrophe que c'était. On s'imagine pas, c'était très dur. Tout était par terre, c'était impressionnant. On retrouvera pas la forêt qu'on a vu, quand j'étais gamine. Non, on retrouvera pas ça, c'est pas vrai." 

Certains se rappellent des messages de leurs proches : "L'appel au secours de ma sœur, qui habitait dans un village à côté, qui était sans électricité, sans chauffage, qui n'avait pas de bougies... L'approvisionnement... Tout le monde se passait les groupes électrogènes..." Pour d'autres, c'est la nature dévastée : "Au lever, c'était impressionnant, très impressionnant. Sur la route, c'était un désastre. Sur la Midouze, j'ai vu des vagues qui remontaient vers le centre-ville. C'était impressionnant. Et j'ai vu le niveau de la Midouze monter sur le parking." 

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