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Climat – Environnement DOSSIER : Tempête Klaus, 10 ans après

Tempête Klaus : "ce que je retiens, c'est une énorme mobilisation", Christophe Cres, directeur d'Enedis dans les Landes

vendredi 25 janvier 2019 à 6:04 Par Marie Roussel, France Bleu et France Bleu Gascogne

Il y a dix ans, quand la tempête Klaus s'est abattue dans les Landes, plus d'un million sept cent mille personnes de la région étaient alors privées d'électricité, parfois pendant des jours. Christophe Cres, aujourd'hui directeur départemental d'Enedis pour les Landes, raconte "le chaos".

Plus d'un million sept cent mille clients d'ERDF avaient alors été coupés d'électricité dans le Sud-Ouest.
Plus d'un million sept cent mille clients d'ERDF avaient alors été coupés d'électricité dans le Sud-Ouest. © Radio France - Bernard Tessier

Landes, France

Suite de notre série des témoins de la tempête Klaus. Ce vendredi, c'est Christophe Cres, le directeur départemental d'Enedis dans les Landes. Il y a dix ans, il exerçait en Gironde, département également touché par la tempête, mais garde en mémoire "un événement hors-norme" qui a privé plus d'un million sept cent mille personnes d'électricité dans la région. Il répond à Marie Roussel. 

France Bleu Gascogne : Il y a dix ans vous étiez en Gironde, département touché aussi par la tempête mais dans une moindre mesure que les Landes. Quelles images gardez vous de cet événement ?

Christophe Cres : Klaus quand même a été un événement hors-norme et pour nous un petit peu le chaos puisqu'on a eu très rapidement un million sept cent mille clients privés d'électricité dans le Sud-Ouest, et plus particulièrement dans les Landes. Pour moi, ce que je retiens c'est une énorme mobilisation, des hommes et des femmes de l'entreprise, des pouvoirs publics qui nous ont aidé, il y avait plus de 700 militaires qui nous ont aidé pour les accès. On a eu des groupes électrogènes en masse, douze hélicoptères qui ont parcouru le réseau pour avoir un diagnostic. Et je ne parle pas des agriculteurs qui se sont mis à disposition pour faciliter l'accès au réseau, avec leur tronçonneuses pour enlever les arbres sur les routes. 

Justement, à ce moment-là, quelles sont les priorités ? 

On définit avec les préfectures les priorités de ralimentation. On sécurise des lieux de vie, fixés dans chaque commune rurale. C'est en général une salle des fêtes qui permet d'accueillir les habitants qui sont coupés. Ensuite, on hiérarchise, et derrière on attaque les interventions pour alimenter les clients. Nos câbles provisoires d'alimentation on les met en hauteur, parce que c'est dangereux. Ça, ça a duré quelques heures, quelques mois. La phase d'après, c'est la reconstruction des réseaux. Et là, il nous a fallu trois ans. Il y avait quand même 25 000 chantiers qui ont été identifiés dans le Sud-Ouest. 2000 kilomètres de réseaux ont été enfouis, dont plus de la moitié dans les Landes. En tout cela représente 100 millions d'euros d'investissement, en plus de ce qu'on réalise déjà depuis des années sur notre réseau.

Enfouir le réseau sous-terre, cela fait partie des enseignements tirés de la tempête Klaus ?

Exactement. On doit sur ce type d'événement d'être réactifs, d'être organisés, de façon un petit peu militaire. Mais on doit aussi accentuer l'enfouissement de notre réseau pour le rendre insensible aux aléas climatiques, même s'il n'y a pas que de l'enfouissement du réseau. On a donc fait ce plan d'investissement massif. On continue encore aujourd'hui, et on continuera dans les années à venir.