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Climat – Environnement

Toujours plus de sangliers en Loire-Atlantique

mardi 9 octobre 2018 à 3:02 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Encore une collision entre une voiture et un sanglier, ce week end en Loire-Atlantique, à Saint-Philbert-de-Grandlieu. Les chasseurs en abattent de plus en plus mais leur nombre continue d'augmenter et il semble bien compliqué de protéger toutes les routes.

Sur la saison de chasse 2017-2018, 3.700 sangliers ont été abattus en Loire-Atlantique
Sur la saison de chasse 2017-2018, 3.700 sangliers ont été abattus en Loire-Atlantique © Maxppp -

Loire-Atlantique, France

Encore un accident avec des sangliers ce week end en Loire-Atlantique. Cette fois à Saint-Philibert-de-Grandlieu. Une voiture a fait plusieurs tonneaux après avoir percuté un sanglier sur la route de Nantes. La semaine dernière, ils ont retourné le terrain de golf des Sables d'Olonne. Ils font aussi régulièrement des dégâts dans les cultures et des battues doivent être organisées jusque dans l'agglomération nantaises, face à leur prolifération. Parce que les sangliers sont de plus en plus nombreux : les chasseurs en ont abattu 3.700 sur la saison de chasse 2017-2018 contre 500 en l'an 2000 !

Les sangliers se sentent bien en Loire-Atlantique et ils se reproduisent très vite

Et si les sangliers sont si nombreux, c'est qu'ils se plaisent bien chez nous. Surtout près des zones marécageuses : l'estuaire de la Loire, la Brière, le lac de Grandlieu, les bords de l'Erdre où ils peuvent se cacher dans les roselières et où il est difficile de chasser. Pour les même raisons, ils aiment les zones péri-urbaines : les friches industrielles où ils sont bien à l'abris et les lotissements. Parce que quand ils ont fini de boulotter les glands dans les sous-bois, le maïs dans les champs et les vers sur les terrains de golf, ils font les poubelles. Et un sanglier bien nourri se reproduit vite et bien. Les femelles peuvent enchaîner trois portées sur chaque période de deux ans avec jusqu'à huit marcassins à chaque fois ! Si bien qu'aujourd'hui, sur les 208 communes de Loire-Atlantique, 47 sont aujourd'hui classées "point noir sanglier".

Le coût des grillages est énorme et impossible de les généraliser

Pourtant, il n'y a pas tant de sangliers que ça en Loire-Atlantique, comparé à beaucoup d'autres départements. Le soucis, c'est qu'en revanche, c'est un département très urbanisés où on a donc plus de risques de tomber sur des sangliers, notamment donc sur les routes. C'est le principal problème pour Christophe Vignaud, technicien à la fédération de chasse. Surtout qu'il est bien compliqué d'en éloigner les sangliers. "Il y a des nettoyages qui sont faits de bords de routes, de pose de catadioptres qui viennent réfléchir les phares des voitures pour faire fuir les sanglier (c'est le cas, notamment, sur la nationale entre Nantes et Rennes où ces catadioptres sont en phase de test, ndlr), mais il y a tellement de circulation chez nous qu'il y aura, malheureusement, toujours des collisions"

La solution qui marche le mieux, ce sont les grillages de protection. Il y en a le long des autoroutes et la direction interrégionale des routes de l'Ouest en a installé au bord de la Nantes-Rennes, mais aussi de la Nantes-Saint-Nazaire, de la Nantes-Vannes et de la Nantes-Cholet. Il y en a aussi au bord d'une partie des lignes de TGV. Mais difficile d'imaginer davantage pour Christophe Vignaud : "c'est vrai que c'est très efficace quand c'est bien fait. Il faut une très bonne clôture, il faut qu'elle soit très bien posée et c'est un entretien. Le coût est énorme. On voit ça dans les zones les plus à risque mais impossible de le généraliser".

L’agglomération nantaise, c'est très compliqué

Autre point noir : les abords de l'agglomération nantaise. Il y a de plus en plus de sangliers et comme il y a aussi beaucoup d'habitants, ils sont régulièrement signalés. Mais il est très difficile de s'en débarrasser poursuit Christophe Vignaud : "dès qu'on approche des habitations, il est impossible d'organiser des battues, c'est trop dangereux. Alors je ne voir guère d'autre solution que de débroussailler, des bien nettoyer toutes les zones où les sangliers peuvent aller se réfugier dans la journée, de façon à ce qu'ils soient obligés de s'éloigner des zones urbaines".