Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

INSOLITE - Les poissons aussi ont des chagrins d'amour

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Bourgogne

Une étude menée par des biologistes du comportement de l’Université de Bourgogne montre, pour la première fois, que des poissons peuvent aussi avoir des chagrins d’amour, lors de la séparation. Décryptage avec Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, à Dijon.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - A. Hartl

Saviez-vous que les poissons pouvaient souffrir de chagrin d'amour ? Des scientifiques de l'université de bourgogne viennent de montrer qu'il suffisait de séparer un couple de cichlidés zébrés, une espèce de poissons tropicaux, pour que ces derniers deviennent pessimistes

Un résultat étonnant, qui permet de démontrer formellement, l'existence d’un attachement émotionnel à son partenaire chez une espèce autre que l'espèce humaine. L'occasion de soumettre nos trois idées reçues à Chloé Laubu, co-autrice de l'étude.

Les poissons ne peuvent pas "tomber amoureux", car ils n'ont même pas de mémoire...

Chloé Laubu : C'est complétement faux. Les poissons ont une très bonne mémoire ! Au laboratoire on leur a appris des tests cognitifs et ils ont appris extrêmement rapidement. Ils se souviennent même de leur apprentissage très longtemps. 

Cette étude ne veut pas dire que le "sentiment amoureux" existe dans tout le règne animal...

Non effectivement. Mais ça donne des pistes : on sait que chez certains oiseaux monogames, les séparations créent des répercutions au niveau hormonal. Il y a également certaines espèces de primates qui sont monogames. On pourrait retrouver des choses similaires, ça vaudrait le coup d'aller comparer nos résultats chez ces espèces. 

Ça ne sert à rien d'étudier le chagrin amoureux chez les poissons... ça ne fait pas avancer la science !

Il y a différents niveaux de réponses à cette question qu'on nous pose souvent. D'abord, la recherche fondamentale sert à la connaissance du monde. Ces recherches n'ont pas besoin de but spécifique, si ce n'est celui de nous permettre de mieux comprendre ce qui nous entoure.

Ceci dit, de telles études ont forcément des répercussions très concrètes sur notre quotidien. Par exemple, sur notre conception du bien être animal. Cela pourrait ainsi nous conduire à repenser notre façon d'envisager l'élevage.

Enfin, l'amour chez l'être humain est une grande énigme... On a tendance à penser que c'est un phénomène complétement irrationnel. Si l'on arrive à découvrir des prémisses de ce sentiment chez d'autres espèces, cela pourrait nous laisser penser que l'amour a finalement un vrai avantage évolutif... Cette étude pourrait donc à terme nous permettre d'éclairer notre propre espèce.

Choix de la station

France Bleu